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Famille et Santé

Uploadé le 7, mars 2016 | by LIDER News

Santé en Côte d’Ivoire: Etat des lieux et propositions de LIDER

LIDER News | 7 mars 2016


L’incapacité du gouvernement Ouattara à mettre en place une politique permettant aux populations de bénéficier de soins de santé convenables est notoire. Infrastructures délabrées ou inexistantes ; personnel médical insuffisant ou mal formé ;  plateaux techniques mal équipés ; médicaments onéreux ; couverture maladie universelle virtuelle : les failles du système actuel sont nombreuses et mettent en péril le bien-être et la santé des citoyens, pour qui se soigner est devenu une façon de s’enfoncer encore plus dans la pauvreté et la désolation. LIDER a procédé à un état des lieux en descendant sur le terrain et formule ici ses propositions pour sortir du gouffre actuel.

Des infrastructures délabrées, des puces dans les vêtements

Vitres cassées, plafonds éventrés ou carrément inexistants, équipements hors d’usage, tuyauteries de butane exposées, salles d’hospitalisation surpeuplées à la promiscuité étouffante, dans lesquelles on a plus de chance d’aggraver sa maladie que d’en guérir : «Le Chu tombe en ruine. Quand je vois ça, si je suis malade et qu’on m’envoie ici, ça me donne envie de mourir en même temps, alors que la réhabilitation a été annoncée plusieurs fois depuis bien des années», s’offusque Amélie Komenan, 33 ans, arrivée d’Europe et venue pour visiter le Chu de Yopougon en compagnie de deux membres de sa famille, alors qu’un agent de sécurité indique, à propos d’un appareil de pesée défectueux : «Cette machine ne marche plus depuis des années. De temps en temps, certains visiteurs en font une chaise, en attendant leurs parents».

Au Chu de Treichville, le service des urgences externes n’a pas prévu de site pour les familles qui accompagnent les malades. Plusieurs personnes sont donc assises ou couchées le long de cet imposant bâtiment, à même le sol, donnant l’impression d’un moment de deuil : «Nous sommes là parce qu’il n’y a pas de salle d’attente ; rester ici est mieux !», déclare Awa la cinquantaine. Sont-elles plus mal loties que ces femmes qui ont accompagné un malade en médecine générale et qui, après avoir séjourné dans la salle d’attente, en sont reparties avec des puces dans leurs vêtements ?

Le scanner est hors d’usage. Tout malade dont le diagnostic nécessite un scanner reçoit l’ordre de faire cet examen à l’extérieur. Bien que fonctionnels, la plupart des bâtiments sont détériorés. Particulièrement la bâtisse centrale qui fait office de centre de formation des Ntic est hors service. Mais peut-on vraiment espérer qu’il en soit autrement dans cet espace d’un autre temps ? Surprise ! Au milieu de toute cette déchéance, des bâtisses propres, agréables à l’œil, entourés d’espaces verts, donnant cette impression de calme inhérente aux traitement médicaux. L’explication à cette exception nous est fournie rapidement : «L’Institut de cardiologie, c’est du semi-privé et ici, les soins sont d’un autre standing. Il faut quand même des moyens pour soigner le cœur !» Il est donc possible d’avoir des installations de qualité pour des soins de qualité ? Dommage que cela ne soit pas la norme, à la portée de chaque Ivoirien.

Le coût des médicaments

Autre faille béante du système de santé ivoirien, le médicament, souvent inaccessible, toujours onéreux. Mais pouvait-on attendre autre chose du Dr Alassane Dramane Ouattara, qui restera dans les annales de l’histoire comme celui qui a pris l’ordonnance décrétant l’embargo sur les médicaments pendant la crise postélectorale de 2011, causant la mort de centaines de personnes et déteriorant la condition physique de milliers d’autres ?

«Je suis malade et comme ma maman travaille ici comme sage-femme, j’ai été hospitalisé une première fois dimanche après-midi. A la suite d’examens médicaux, les médecins ont détecté un paludisme doublé d’un début de fièvre typhoïde. Je suis sorti le mardi matin de l’hôpital mais, après avoir épuisé deux longues ordonnances, j’en suis à la 3ème aujourd’hui et je cours à la pharmacie pour acheter les médicaments. Les médicaments reviennent trop cher et heureusement que ma génitrice m’a aidé», raconte Magloire Yao, instituteur de 41 ans, rencontré à l’entrée du Chu de Yopougon, qui déplore par ailleurs que la couverture maladie universelle ne relève que du virtuel.

Kouamé, 59 ans, croisé en compagnie de son fils sur le gazon qui jouxte le bâtiment A, service d’hépato-gastro-entérologie, décrit son parcours du combattant : «Je souffre d’une hépatite B depuis près d’une année. J’ai bénéficié d’une hospitalisation qui a duré plus d’un mois ici, dans le service gastro-entérite. Après cette hospitalisation, le Chu m’a fourni gratuitement le médicament appelé Tenofevir en comprimé 300 mg, à raison d’une boîte par mois, sur rendez-vous. Donc, comme chaque mois, nous venons chercher ce médicament parce qu’il ne se vend pas dans les pharmacies ordinaires. C’est ici seulement qu’on le trouve et il nous est donné gratuitement. Depuis la mi-janvier 2016, il n’y a plus de Tenofevir au Chu de Yopougon. Quand je viens, on me dit qu’il y a rupture. Du pus commence à se former dans mon ventre et cela me fatigue. Quand je m’adresse aux pharmacies en ville, on me dit qu’il faut en faire la commande sur la France pour une somme de 320.000 fcfa la boîte, alors que je dois consommer une boîte chaque mois. Regarde mon ventre qui s’enfle. Comment un tel médicament peut manquer dans un Chu ? C’est vraiment difficile. Même si j’avais une assurance, je n’aurais pas forcément ce médicament. Vraiment, le système est mauvais. Nous avons les mêmes maladies que les autres pays, pourquoi nos pharmacies ici, ne vendent pas les mêmes médicaments qu’on trouve ailleurs ?»

Yves Koffi, 30 ans, rencontré à la sortie de la pharmacie la plus proche de l’hôpital, nous explique : «Je suis venu acheter le médicament de mon grand frère. Mais il n’y en a pas dans cette pharmacie et je vais chercher ailleurs. Il souffre d’insuffisance rénale depuis plus d’un an. Il est à la maison. Depuis que ça commencé, papa ne fait qu’acheter les médicaments. Aujourd’hui, je suis venu chercher un seul médicament qui coût 4.260 f cfa. Mais dommage, je n’en ai pas trouvé» A la question de savoir s’il a entendu parler de couverture maladie universelle, sa réponse est rapide : «A la télévision seulement.»

5ème étage du Chu de Cocody, service de néonatologie, chambre hébergeant les couveuses n°17 à 23. Julien, 25 ans, vulcanisateur vivant au quartier Adjahui à Port-Bouët, raconte son calvaire : «Mon épouse, Louise, 20 ans, a donné naissance à un prématuré de 7 mois depuis le 29 janvier 2016 à 9h00. Quand elle a ressenti les premières douleurs de l’accouchement, nous nous sommes rendus en taxi d’Adjahui au Chu de Treichville. On nous a annoncé qu’il n’y avait pas de place et qu’il fallait continuer sur le Chu de Cocody. Dès qu’on est arrivé à Cocody, la première ordonnance nous a coûté 7.900 f cfa et depuis, nous en sommes à notre 34ème facture. Avec les ordonnances pour médicaments et matériels médicaux, en passant par les examens biologiques jusqu’aux poches de sang qu’il faut au bébé, nous avons actuellement dépassé 180.000 fcfa de dépenses. Je n’ai pas payé ma maison et cela me fait quinze jours sans aller au travail. L’hôpital n’a donné aucun médicament jusque-là, à part la couveuse dans laquelle se trouve mon enfant. Je suis allé voir l’assistance sociale mais elle m’a répondu que l’hôpital n’avait pas de médicament. Je sors de l’hôpital maintenant pour aller demander de l’argent encore, parce qu’une autre ordonnance vient d’arriver, devant vous-même. Je vous invite à venir constater les faits. Je veux bien payer les médicaments, mais pour le petit matériel comme les seringues 10cc, les gants propres, les compresses, les bandes Velpeau, le sérum salé, les intranules, le coton, le sparadrap, l’hôpital peut nous donner un coup de main ? Me donner les ordonnances est devenu un jeu. Je n’en peux plus.»

L’expérience vécue par Yao Anatole, 35 ans, électrotechnicien n’est guère plus encourageante : «J’ai conduis mon grand frère ici pour une crise d’Avc qui a commencé dans la nuit d’hier. Nous sommes allés d’abord au Chu de Yopougon mais il n’y avait pas de place. Des malades arrivés avant nous trainaient dans le hall, à même le sol parce qu’il n’y a pas de lit pour les recevoir. Je suis venu ce matin avec 70.000 fcfa dans la poche et à l’heure où je vous parle, je n’ai pas plus de 15.000 fcfa sur moi. Plus grave, dès que nous sommes arrivés aux urgences de Cocody et que les brancardiers ont sorti mon frère du taxi, on nous a conduits dans la chambre 51 et plus personne ne s’est occupé de nous, un peu comme si on a été oubliés. Au bout d’une heure, je sors dans le hall pour me renseigner et je tombe sur le médecin de garde qui ne sait même pas qu’un malade est arrivé dans son service. Quand une infirmière est venue prendre un échantillon de sang pour un examen, elle a mal procédé à la prise de sang ; moi qui ne suis pas du corps, j’ai bien vu qu’elle s’y prenait mal et 15 minutes plus tard, je les vois revenir pour refaire la prise de sang parce que la première prise n’a pas servi. C’est vraiment compliqué.»

Les mesures de LIDER

Cette situation désastreuse décrite par les usagers (ou plutôt victimes) du système sanitaire ivoirien n’est cependant pas une fatalité. Elle résulte du manque de volonté politique d’agir résolument en la matière. Ceci n’est guère étonnant, lorsque l’on sait que le président de la République va se faire systématiquement soigner en Europe, que ce soit pour un mal de dent, une sciatique ou des dialyses.

C’est pour cela que la première action de LIDER sera de mettre fin à cela. La mesure «Personne ne sort» est simple, énergique et efficace. L’une des toutes premières décisions de Mamadou Koulibaly s’il est élu en 2020 sera d’interdire au président de la République, aux ministres, députés, maires, hauts fonctionnaires et à leurs familles d’aller se faire soigner à l’étranger. Sachant que ni eux-mêmes, ni leurs enfants, ni leurs conjoints ne pourront bénéficier de soins à l’extérieur, les gestionnaires de fonds publics concernés par cette mesure, qui sont souvent les plus grands détourneurs de deniers publics, s’attelleront à la bonne gestion du budget et porteront une attention accrue à l’amélioration rapide des infrastructures et équipements sanitaires, mais également de la qualité du personnel médical et des techniques utilisées.

LIDER est certain que les populations pourront ressentir les effets positifs de cette mesure dans les 6 à 12 mois qui suivront sa mise en œuvre. Celles de l’intérieur du pays en bénéficieront aussi, car si l’époux d’une ministre a un infarctus lors d’un séjour à Toumoukoro, il faudra pouvoir le soigner sur place ou dans les environs, car aucune évacuation à l’étranger ne sera autorisée. La densification de carte sanitaire sera dès lors une préoccupation majeure des acteurs politiques et les soins de qualité ne seront plus cantonnés à Abidjan.

Ensuite, LIDER propose de libéraliser l’installation des médecins. Il faut absolument que chacun puisse choisir librement son lieu d’activité et fixer librement le prix de ses consultations, ce qui n’est pas le cas actuellement. Cela dessert tous ces jeunes médécins qui rêvent de se mettre à leur compte et aussi les populations, qui ne peuvent bénéficier des soins dont elles ont besoin. Les contraintes imposées aux uns empêchent les secondes s’avoir accès à des soins de santé à la portée de leurs bourses.

LIDER s’engage également à dédier 15% du budget de l’Etat à la santé, en accord avec la directive d’Abuja de 2001. Cela concernera l’amélioration des plateaux technique mais également la qualité de la formation des personnels de la santé, la mise en place de laboratoires dignes de ce nom dans les universités, la recherche etc.

Enfin, LIDER libéralisera le marché du médicament, aujourd’hui cadenassé par Eurimex et ses 4 redistributeurs exclusifs que sont Laborex (France), Dpci, (France), Copharmed (France/Côte d’Ivoire) et la pharmacie de la santé publique. Sur le marché mondial, le médicament est compétitif en raison de la concurrence existant entre les fabricants, notamment au Brésil, en Russie, en Inde, en Chine et en Afrique du Sud. Généralement, les génériques rendent beaucoup de médicaments accessibles à toutes les poches. Les Ivoiriens n’en profitent pas largement à cause i) du monopole ahurissant dont bénéficie Eurimex, protégé par l’Etat de Côte d’Ivoire, et ii) de la hausse des taxes décrétées par le gouvernement. LIDER mettra résolument fin cela en ouvrant le marché du médicament et attirera investisseurs et négociants en créant une zone franche pour le secteur de la santé, qui permettra à des fabricants d’ouvrir des usines en Côte d’Ivoire, que ce soit pour les médicaments ou leurs conditionnements.

La fraude électorale de Ouattara a empêché les populations de connaitre les bienfaits de la réforme de LIDER dès octobre 2015, mais ce n’est que partie remise, même si cinq ans peuvent paraître très longs quand on est mal gouverné comme cela est le cas actuellement. Il s’agit, dès octobre 2016, d’élire des députés LIDER à l’Assemblée nationale, qui s’attelleront à contrôler strictement le gouvernement et à porter haut et fort les doléances des populations dans l’hémicycle, en attendant l’arrivée au pouvoir de Mamadou Koulibaly en 2020.

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