Liberté et Démocratie pour la République
Un engagement responsable au service du progrès social


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Uploadé le 24, juin 2013 | by LIDER News

Démarrage en force de LIDER

‘’Liberté et démocratie pour la République (Lider), formation politique née le 14 juillet dernier, a fait sa sortie officielle, le jeudi 11 août 2011, à l’auditorium de la Caisatb, au Plateau. Une occasion pour le président dudit parti, le professeur Mamadou Koulibaly de critiquer le pouvoir du Président Alassane Ouattara.‘’

Le leader de Lider dit appartenir à un parti qui n’est ni de la gauche ni de la droite. Selon lui, ce clivage ne représente rien de décisif du point de vue des libertés, et du développement des pays africains. Mamadou Koulibaly affirme être un Libéraliste. Mais un Libéraliste, précise-t-il, qui est loin de l’inspiration keynésienne, «fondement des politiques des institutions financières internationales qui prônent l’interventionnisme, la social-démocratie et l’encadrement de l’économie par l’Etat. Elles ont naturellement débouché sur le protectionnisme d’intérêts inavouables». «Nous ne sommes pas affilés aux Libéraux ivoiriens, qui sont actuellement au pouvoir, et aux non Libéraux. Nous ne sommes pas la succursale d’un parti politique. Nous sommes Lider», a-t-il ajouté. Mamadou Koulibaly prône l’ouverture de la Côte d’Ivoire sur l’extérieur. Pour lui, les économies les plus autarciques et les plus fermées sont aussi les moins riches et les moins prospères. A l’inverse, justifie-t-il, l’histoire montre que les pays les plus ouverts aux étrangers sont aussi ceux qui connaissent le moins de conflits. «Il est foncièrement faux de soutenir que l’étranger est une menace pour notre pays. La responsabilité des Ivoiriens est de créer un cadre de vie qui permette à tous de s’épanouir dans le respect des règles fondamentales de la République que sont la Démocratie et la Liberté», a-t-il déclaré. Ce cadre a aussi permis à Mamadou Koulibaly d’apporter des critiques sur la gestion des nouvelles autorités. Le professeur d’économie estime que les aides publiques dont bénéficient régulièrement les dirigeants actuels conduiront inéluctablement à un surendettement. «Lorsque la Côte d’Ivoire fait appel à l’aide publique au développement, il ne s’agit pas de dons, comme pourraient le laisser entendre les communiqués qui sanctionnent les conseils des ministres. Il s’agit en général d’emprunts assortis d’un taux d’intérêt d’autant plus élevé que le pays n’inspire pas confiance aux prêteurs. Alors que la dette commençait à reculer au cours des dix dernières années, la coalition gouvernementale actuelle, depuis sa prise de pouvoir, puise l’essentiel de ses financements dans cette aide publique internationale, compromettant ainsi l’avenir des générations futures. Chaque Ivoirien reçoit en versements nets par an environ 4500 F CFA en aide publique au développement. Mais à l’inverse, il faut noter que chaque enfant ivoirien a déjà près de 350 000 F CFA de dette à rembourser dès sa naissance, et cette somme va augmenter dans les années à venir si nous ne faisons rien pour changer», s’est-t-il offusqué. Il a également dénoncé les pratiques des FRCI (Forces républicaines de Côte d’Ivoire). Mamadou Koulibaly estime que ces forces agissent, en toute impunité, sous la protection du Chef de l’Etat. «C’est grave quand Alassane Ouattara, en voyage aux Etats-Unis, dit ne pas être informé de l’insécurité que créent les FRCI», s’est-il indigné. Avant de décrier que le pouvoir actuel pratique une justice à double vitesse. Une justice, dira-t-il, faite sous fond de vengeance. Pour Mamadou Koulibaly, le Chef de l’Etat ivoirien ne se met pas dans les habits d’un démocrate. «La main tendue d’Alassane Ouattara à l’opposition doit être marquée d’abord par le respect de la Constitution et de la parole donnée. On ne peut pas, après avoir prêté serment, dire que le mandat de l’Assemblée nationale est terminé. En plus on prend une ordonnance pour voter un budget de 3 mille milliards 50 millions», dénonce-t-il. Le président de Lider a fait savoir que son parti entend pleinement participer aux prochaines législatives. Mais, il souhaite que les conditions sécuritaires se règlent rapidement afin de favoriser un scrutin crédible. Mamadou Koulibaly entend se positionner comme le véritable fer de lance de l’opposition ivoirienne. Mieux, il veut être aux affaires en 2015. C’est pourquoi, il a annoncé ses ambitions pour la Côte d’Ivoire. Entre autres, il entend restituer aux propriétaires initiaux leurs terres, en tenant compte des titres de propriété légalement acquis et des achats et ventes. Mamadou Koulibaly veut revoir le système fiscal afin de promouvoir la création des entreprises privées. Une solution, dit-il, à la question de l’emploi des jeunes. La monnaie CFA n’a pas été passée sous silence par le professeur d’économie. Pour lui, il faut revoir les accords à ce niveau. Il s’engage à proposer aux autorités politiques et monétaires de l’UEMOA, des discussions approfondies pour moderniser l’outil monétaire. Enfin, Mamadou Koulibaly souhaite pour son pays un régime parlementaire et non présidentiel. «Le régime présidentiel conduit à l’instabilité parce que là, nous avons un Chef de l’Etat qui est comme un roi. Or le régime parlementaire permet le contrôle en temps réel des affaires de l’Etat», a-t-il conclu.
R.Dibi

Encadré 1
Libérez Gbagbo ? Non !
Liderez Gbagbo, Oui !

Jeux de mots, humour blanc, humour noir. Le Lider ne laisse pas indifférent. Sur les réseaux sociaux, on fait assaut d’imagination et de réaction. ‘’Le Fpi dit libérez Gbagbo, Mamadou Koulibaly répond ‘’Liderez Gbagbo’’, manière de dire que l’ex-président par intérim, invite Laurent Gbagbo, à militer dans sa nouvelle formation politique. Liderer, un jeu de mots, avec libérer, pour inviter à prendre sa carte. Lider, ou Leader Price, dit un autre internaute, pour faire allusion à la marque de supermarché. « Ligue ivoirienne des ex-Refondateurs », s’amuse un autre qui constate. « Lider, adepte de la numérologie ? 11 avril chute de Laurent Gbagbo. 11 juillet création, 11 août lancement». 11 septembre ? 11 octobre ? … Wait and see.. Ismaël Dembelé

Encadré 2
Mamadou Koulibaly et le fétichisme des dates

Trois mois jour pour jour après l’arrestation de l’ex-Président de la République, Laurent Gbagbo, Mamadou Koulibaly, alors 3ème vice-président du Front Populaire Ivoirien (FPI) décide de rompre les amarres avec ses anciens compagnons de lutte du FPI. Dans le même temps, il annonce la création de son parti politique, LIDER (Liberté et Démocratie pour les Libertés). Un mois après, le 11 août 2011, c’est le lancement officiel de LIDER. Fétichisme des dates ou simple coïncidence ? Mamadou Koulibaly, lui, vous répondra par la négative : « Aucun fétichisme des dates. C’est une simple coïncidence ». Ce 11 août, l’auditorium de l’immeuble de la CAISTAB au Plateau était plein à craquer. Et l’on s’en souviendra. Ils sont venus de toutes les contrées de la Côte d’Ivoire pour soutenir les idéaux du Professeur Mamadou Koulibaly. Economiste chevronné, le Président de LIDER a, dans son ‘’plaidoyer’’ à l’endroit des indécis et des Ivoiriens en général, répandu en long et en large, les idéaux de son parti, à travers un grand oral. Il a diagnostiqué les Etats africains et surtout l’Etat de Côte d’Ivoire en pleine «déconfiture». Revenir à l’Etat de droit constitue son leitmotiv. Le foncier rural, la sécurité, le chômage, le franc CFA, l’économie libérale, tout ou presque a été débattu avec le plus grand réalisme. Que pèsent Mamadou Koulibaly et LIDER ? Une question qui est revenue plus d’une fois. Outre le docteur Brissi Claude, député de Gagnoa, deux autres parlementaires ont répondu à l’appel de l’ex-président de l’Assemblée nationale. Lakpa Amessan, député de Grand Lahou et Aboua Daniel, député d’Agboville. Niaba Léonard, vice-président du Forum des Jeunes du Pdci-Rda et Dégnan Alain. Une présence non moins négligeable, celle du frère cadet du député de Yopougon, Attébi Williams. Lui, c’est le docteur Attébi Innocent Laroce. Mais sur la question, la réponse du président lui-même est la plus édifiante. «Qui parmi vous est membre de LIDER ? », demanda-t-il à son auditoire. L’instant d’après, l’auditorium de la CAISTAB était bondé en guise d’approbation à l’appel de son leader. Supplanté par une main tenant une flamme, symbole de la liberté, le logo de LIDER, explique son président, « ce n’est pas le bras qui fait la flamme, c’est la flamme qui fait le bras. Et cette flamme représente la lumière, l’espoir, le renouveau. Un projecteur qui sert à indiquer le chemin et non à s’éclairer soi-même afin de tomber dans l’éblouissement et l’extase ». Théoricien ou pas, Mamadou Koulibaly croit que toutes ses idées peuvent être réalisables dans un climat de sécurité car « la pensée est au commencement de l’action ».
Aymar D



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