Liberté et Démocratie pour la République
Un engagement responsable au service du progrès social


Congrès

Uploadé le 9, juillet 2013 | by LIDER News

Discours d’investiture MK – 1er congrès ordinaire

Discours d’investiture de Mamadou Koulibaly,
Président élu lors du premier congrès ordinaire de LIDER

Par Pr. Mamadou Koulibaly | 12 novembre 2011

Mesdames, Messieurs, chers invités, chers militants et militantes, chers Liders,

Je vous souhaite la bienvenue au premier congrès ordinaire de LIDER, Liberté et Démocratie pour la République. Comme vous l’avez vu lors de l’adoption des  Statuts, c’est vous, en tant que Congrès, qui êtes les détenteurs du pouvoir à LIDER. C’est vous l’organe suprême du parti. A partir d’aujourd’hui, quand on se référera à LIDER, c’est à vous que l’on fera référence. A partir d’aujourd’hui, on ne dira plus «le parti de Mamadou Koulibaly» ; on dira LIDER, votre parti.

LIDER a une place à occuper sur le terrain politique. Une place laissée libre par les partis existants et qui consiste à étudier et résoudre les problèmes des Ivoiriens et des populations, qui verraient enfin traiter leur préoccupation première, qui est celle de la sortie de la pauvreté. Or ce champ est abandonné par tous, lancés qu’ils sont dans des formes d’idolâtrie de personnes physiques dont les destins, présentés comme exceptionnels, s’imposent à la destinée de la Côte d’Ivoire. LIDER réaffirme que la priorité, c’est la destinée des populations ivoiriennes et non les destins individuels des animateurs de la classe politique.

LIDER considère comme prioritaire la résolution de la peur : La peur née des derniers scrutins électoraux nous a fait perdre de vue que cela fait un an que nous avons eu ces élections.

  • Les vainqueurs vivent dans la peur et la méfiance ;

  • Les vaincus vivent dans la peur et la méfiance ;

  • Le peuple vit dans la peur et la méfiance.

Le pays vit dans la peur et LIDER a sa place pour exorciser cette peur et briser le mur de méfiance établi entre nous :

  • La peur du voisin

  • La peur du prochain

  • La peur du lendemain

  • La peur de soi-même

  • La peur de tout et de tous.

Aucun développement ne peut se faire dans la peur, la méfiance, la belligérance, la soif de vengeance et le pronostic du chaos. La Côte d’Ivoire aura perdu une année entière à gérer cette peur.

LIDER est né d’une insatisfaction profonde de voir comment, alors qu’au sommet de l’Etat, les principaux animateurs de la classe politique en apparence s’apprécient et s’approuvent, dans le fond, ils nourrissent à l’égard des uns et des autres des haines farouches et incompressibles. De querelles de personnes en velléités de vengeance, d’alliances contre-nature en accords hypocrites, ils renforcent chaque fois ces haines, les cultivent et en font payer le prix aux populations ivoiriennes qui leur font confiance et auxquelles rien n’est complètement expliqué. La politique ne peut rimer avec les faux coups, les coups bas, les coups tordus, les coups de feu.

Les Ivoiriens aiment se battre entre eux et rien que pour des faux problèmes. La pauvreté, notre ennemi commun, est oubliée. Les pauvres de ce pays ne doivent pas se résigner à regarder les hommes politiques s’entredéchirer à leurs dépens.

La Nation ivoirienne doit maintenant commencer à devenir réalité. Nous avons traversé tant d’épreuves :

  • L’épreuve de la déchirure vécue ensemble ;

  • L’épreuve du conflit vécue ensemble ;

  • L’épreuve de la négociation vécue ensemble ;

  • L’acceptation des règles du jeu vécue ensemble ;

La mort de Houphouët-Boigny, le premier président de notre pays, aura été une déchirure grave. Le père aura été un bon chef d’Etat de son époque, mais sa descendance est en crise. Le père est mort, la famille se déchire dans une longue série des conflits de succession à rebondissement.

Trois civils sont alors positionnés par Houphouët-Boigny : Henri Konan Bédié, positionné au Parlement comme dauphin constitutionnel, Laurent Dona Fologo, positionné à la tête du parti unique, et Alassane Dramane Ouattara, positionné à la tête du gouvernement.

Ces trois civils sont encadrés par trois militaires : Le Colonel Guéi à la tête de l’armée; le Général Tany à la tête de la Gendarmerie et le Colonel Bombet comme patron de la Police.

Le Président Houphouet-Boigny, malade, promet à chacun une grande destinée présidentielle dès sa guérison. Mais il meurt sans concrétiser ses promesses. L’opposition houphouëtiste est alors menée par Laurent Gbagbo.

Après la disparition d’Houphouët-Boigny, Fologo, Bombet et Tany rejoignent très vite Bédié, pendant que Ouattara et Gbagbo se lancent dans le boycott actif.

  • En Décembre 1999, Guéi et Ouattara réussissent un coup d’Etat contre Bédié.

  • En 2000, un gouvernement de transition est formé entre Gbagbo, Bédié, Ouattara et Guéi.

  • En Octobre 2000, Laurent Gbagbo est élu Président de la République et offre le partage du pouvoir. Mais Guéi et Ouattara sont en embuscade.

  • L’année 2002 voit la naissance de la rébellion et la mort du Général Guéi, ainsi qu’un affrontement ouvert entre Ouattara et Gbagbo.

  • En 2003 à Marcoussis, Laurent Gbagbo accepte le partage du pouvoir avec les autres. Bédié, Gbagbo et Ouattara sont en compétition. Gbagbo appelle Anaky, Mel Eg Théodore, Wodié et Mabri, l’héritier de Guéi, en renfort, mais à Marcoussis, ces derniers font volte face, et soit renforcent Ouattara, soit jouent pour leur propre compte.

  • A partir de 2005, Ouattara et Bédié se coalisent pour créer le RHDP, suivis par les partis et associations pro Gbagbo, qui se réunissent quant à eux au sein du CNRD.

  • L’année 2007 voit la signature de l’Accord politique de Ouagadougou.

  • En 2010, l’organisation de l’élection présidentielle est choisie comme méthode de sortie de crise sous la contrainte de certification par l’Onu.

Cette élection sans désarmement a été acceptée volontairement par tous, à l’exception de quelques uns, mais que personne n’a écouté ;

L’enregistrement et l’enrôlement sans désarmement, avec juste un extrait de naissance, ont été acceptés par tous, à l’exception de quelques uns, mais que personne n’a écouté ;

La constitution d’une commission électorale indépendante à la composition déséquilibrée, contre la volonté du Parlement, a été acceptée par tous, à l’exception de quelques uns, mais que personne n’a écouté ;

Des nouvelles conditions d’éligibilité en violation de la Constitution ont été acceptées par tous, à l’exception de quelques uns, mais que personne n’a écouté.

La certification des élections par l’ONUCI a été acceptée par tous.

La liste électorale, après une gestion du contentieux, a été acceptée par tous.

L’organisation et le déroulement des élections présidentielles, dans les conditions précitées, ont été acceptés par toutes les parties.

Résultat : le vainqueur aujourd’hui proclamé par la CEI et le Conseil Constitutionnel est Ouattara, alors que Laurent Gbagbo est en prison, de même que nombre  de ses compagnons.

LIDER remarque que sur cette ligne successorale de Houphouët-Boigny, le poids des hommes en lice dépasse la pertinence de leurs idéologies. Nous n’avons pas assisté à une guerre d’écoles de pensées, ni à des conflits idéologiques entre ces protagonistes. Il n’y a pas eu :

  • De socialiste opposé au capitaliste

  • De Gauche opposée à la Droite

  • De libéralisme opposé au communisme

  • D’écologiste opposé au démocrate

  • De travailliste opposé au conservateur

Rien de tout cela.

  • Tous ont accepté de travailler dans le cadre du pacte colonial, c’est-à-dire des accords de coopération signés entre la Côte d’Ivoire et la France en 1961 et qui se distinguent par:

  • Un cadre protectionniste

  • Un cadre interventionniste

  • Un cadre monopolistique

  • Tous ont continué à admettre et à imposer que la terre de Côte d’Ivoire est la propriété de l’Etat de Côte d’Ivoire, expropriant de jure les populations ivoiriennes et rendant quasi impossible l’acquisition des titres fonciers.

  • Tous ont accepté que le franc Cfa soit géré comme il l’est, avec ce que cela nous coûte en termes d’emploi et de chômage.

  • Tous ont accepté l’abandon du régime parlementaire de 1959, pour opter pour un régime présidentialiste fort qui établit toujours à la tête de l’Etat un hyper Président qui se comporte comme un roi.

  • Tous ont accepté de poursuivre un système de retraites par répartition, rendant précaire la situation des travailleurs retraités.

  • Tous ont accepté le système de privatisation des entreprises du secteur public par des arrangements étatistes, interventionnistes et non libéraux, au gré à gré et hors marché.

  • Tous ces Présidents ont toujours fait la même chose, de la même façon et ont obtenu les mêmes résultats.

  • Le surendettement de notre pays

  • Le chômage des jeunes diplômés et non diplômés

  • Des paysans toujours aussi pauvres que dans les années 60

  • Des infrastructures qui se limitent encore à celles des années d’avant la mort de Houphouët-Boigny.

  • Un système de formation devenu caduc et inutile à tel point que les universités publiques peuvent rester fermées sans que l’on ne s’en émeuve au sommet de l’Etat.

LIDER s’inscrit en rupture avec ces tendances. LIDER se veut une force de rupture douce, ferme et radicale.

LIDER est un parti libéral au sens classique du terme et qui allie liberté et responsabilité.

Ainsi,

  • Face au pacte de l’ère coloniale, LIDER propose la mondialisation des temps modernes, libres et démocratiques.

  • Face au cadre protectionniste des accords de coopération de 1961, LIDER propose l’ouverture des marchés internationaux et se réfère à la concurrence internationale. Le pacte colonial cultive l’irresponsabilité.

  • Face au cadre interventionniste des régimes anciens et actuels, LIDER propose une économie de marché avec un Etat maîtrisé par la bonne gouvernance de ses domaines de souveraineté.

  • Face au cadre monopolistique du secteur des affaires et de l’entreprise, LIDER propose des appels d’offres publics transparents et non corrupteurs. L’appel d’offre est plus responsable que le gré à gré.

  • Face à la prétention de l’Etat d’être le seul et grand propriétaire foncier, LIDER propose la distribution des titres fonciers ruraux aux propriétaires traditionnels et coutumiers de nos campagnes et villes, qui assumeraient ainsi leurs responsabilités.

  • Face au franc Cfa, dont la parité rigide et les conditions de gestion laissent à désirer, LIDER propose des parités flottantes indexées sur un panier de monnaies constitué d’euro européen, de dollar américain, de yen japonais et de yuan chinois et qui nous préparerait à terme une monnaie commune africaine en toute responsabilité.

  • Face aux méfaits du régime présidentiel, LIDER propose une modification constitutionnelle pour instaurer en Côte d’Ivoire un régime parlementaire plus à même de mettre la classe politique devant ses responsabilités.

  • Face à la retraite par répartition, LIDER propose que les travailleurs assument la responsabilité de leur retraite en capitalisant pendant leur période active.

LIDER propose la rupture avec l’ordre ancien qui encourage la destruction de la Nation et installe une société à irresponsabilité illimitée.

Tel était le discours du manifeste de LIDER présenté au public lors du lancement du Parti.

Depuis, de nombreuses femmes, de nombreux hommes lui ont manifesté leur intérêt. De nombreux jeunes et vieux lui ont témoigné leur engagement. De nombreuses personnes de toutes conditions, partant de l’ingénieur polytechnicien, de l’avocat, du docteur, du professeur, du chef d’entreprise, du cadre du secteur privé, de l’employé du secteur public à l’ouvrière, à la paysanne, à l’étudiante, aux commerçantes, aux ménagères, aux instituteurs, aux syndicalistes, aux planteurs, aux cultivateurs et chômeurs et autres personnes en quête d’emploi. De nombreux policiers, gendarmes, militaires ex FDS et FRCI lui ont témoigné leur foi.

Ces personnes de toutes les conditions, en acceptant cet idéal de société proposé par LIDER, adhèrent à quelques principes fondateurs qui permettent de construire les nations et que nous pouvons résumer en quelques mots.

  1. Celui qui paye les impôts doit avoir le droit de contrôler celui qui effectue la dépense publique. Pas de taxation sans représentation, et la responsabilité fiscale, la politique sociale et les droits individuels doivent être équilibrés.

  1. La force et le poids de la Côte d’Ivoire est la somme des forces et des poids de chacun d’entre nous. Si certains sont faibles, l’ensemble sera faible. Si tous sont forts, l’ensemble sera fort. Personne ne doit, pour être fort, écraser ceux qui sont plus vulnérables.

  1. LIDER est un parti politique. LIDER n’est ni un club de soutien, ni une PME familiale pour son Président et sa direction. La direction de LIDER devra, de façon responsable, rendre compte à ses militants. Et pour cela, les militants, adhérents et sympathisants doivent être formés et informés.

  1. Les adhérents de LIDER croient en une Côte d’Ivoire unie, souveraine, avec un Etat de droit qui respecte et protège la constitution ivoirienne et le peuple de Côte d’Ivoire, qu’il ne doit soumettre à aucun autoritarisme, à aucune tyrannie.

  1. LIDER s’impose et promeut les libertés individuelles d’expression, de culte et de réunion, et croit que la démocratie libérale est la meilleure voie de construction d’une Nation libre et indépendante.

  1. LIDER croit que le meilleur moyen de proscrire la pauvreté et la misère en Côte d’Ivoire est de donner à chacun dans le cadre d’une économie concurrentielle:

  • La liberté de défendre pacifiquement ses intérêts.

  • La possibilité de jouir du fruit de son travail.

  • Le droit à la propriété privée des moyens de production.

  1. LIDER a la conviction que le peuple de Côte d’Ivoire et son gouvernement doivent créer prudemment un climat favorable à l’initiative privée, à la poursuite de l’excellence, à la sécurité, à la protection de la vie privée et à la prospérité qui s’obtiendra d’une économie de libre marché concurrentielle.

  1. LIDER a la conviction qu’il revient à chaque Ivoirien de s’occuper de lui-même, de sa famille et des personnes qu’il a à sa charge, mais LIDER admet que l’Etat doit être présent pour les personnes qui font appel à son aide et sa compassion.

  1. LIDER admet qu’en tant qu’humains, nous devons refuser de vivre dans la saleté, les ordures et un environnement pollué et dégradé. LIDER estime qu’il faut tout faire pour maintenir un cadre de vie sain et convivial pour nous et pour les générations à venir.

  1. LIDER croit qu’il est juste et bon que la Côte d’Ivoire respecte son voisinage et se fasse respecter par ses partenaires en assumant librement ses obligations vis-à-vis de pays de l’UEMOA, de la CEDEAO, de l’UA, de l’ONU.

  1. Chez LIDER nous avons la conviction qu’il est bon et juste que la première mission d’un gouvernement soit de tenir compte des besoins de la population dont il est le serviteur, et qu’il assume ses responsabilités avec intégrité, honnêteté et dans le meilleur intérêt de tous.

  1. LIDER veut que chaque Ivoirien, selon la capacité de payer de chacun, puisse bénéficier d’un système de santé de qualité.

  1. Le militant LIDER croit que le meilleur potentiel pour améliorer en permanence les objectifs économiques et sociaux du millénium se trouve dans une libéralisation équitable du commerce mondial.

Ce sont ces convictions que partagent les Liders. Ce sont ces convictions que LIDER propose pour rompre avec l’ancien régime et passer à la modernité.

Je remercie le Congrès d’être arrivé à fédérer les nombreux Ivoiriens et Ivoiriennes autour de cet idéal.

Retenons-le bien. C’est cet idéal qui nous réunit.

C’est le rêve d’une Côte d’Ivoire dans laquelle les cultivateurs, les paysans, les exploitants agricoles pourront accéder aux titres fonciers de leurs terres ancestrales.

C’est le rêve d’une Côte d’Ivoire avec un régime parlementaire.

C’est le rêve d’une Côte d’Ivoire débarrassée des vestiges du protectionnisme colonial que représente le franc Cfa.

C’est le rêve d’une Côte d’Ivoire dans laquelle l’entreprise privée sera jugée par ses capacités à fournir des emplois aux jeunes et des profits à ses propriétaires.

C’est le rêve d’une Côte d’Ivoire de justice par rapport aux paysans et par rapport aux jeunes.

Les militants et les sympathisants de LIDER doivent suivre ces convictions et ces rêves contre vents et marrées. Ce sont ces convictions qui doivent guider le militant, et non Mamadou Koulibaly.

Ce sont ces convictions qui nous réunissent tous ici.

Ce sont nos convictions qui nous guident, et non les hommes qui nous représentent à la direction du parti.

Merci de m’avoir élu comme Président de LIDER. Mais si un jour, par rapport à ces convictions, vous constatez que je dévie ou que j’ai dévié, continuez votre route vers l’idéal. Ne me suivez pas, ne m’attendez pas.

Seul notre idéal compte dans la construction de notre Nation. Nos destinées individuelles ne comptent point. Le Lider suit son idéal et non un homme.

Dans cette marche difficile que nous envisageons vers cette Côte d’Ivoire idéale, restons ensemble. Mobilisons encore plus d’hommes et de femmes et faisons-leur partager nos convictions.

Parcourons le pays, après ce congrès, pour apporter cet idéal à  nos frères et sœurs qui ne l’imaginent même pas.

Allez sans peur et méfiance dans l’Agnéby :

  • à Agboville,

  • à Akoupé,

  • à Adzopé, annoncer que vous partagez cet idéal et inviter les gens de là-bas à nous rejoindre.

Allez là-bas dans le Bafing

  • à Touba,

  • à Koro et

  • à Ouaninou, annoncer la bonne nouvelle et partager vos convictions avec le peuple du Bafing.

Allez là-bas dans le Bas Sassandra,

  • à San-Pédro,

  • à Sassandra,

  • à Soubré,

  • à Tabou,

  • à Guéyo,

  • à Fresco, dire à nos frères et sœurs que nous avons des valeurs et des convictions qui rassemblent les Ivoiriens au-delà de leurs régions et de leurs ethnies respectives.

Allez là-bas dans le Denguélé,

  • à Odiénné,

  • à Madinani,

  • à Minignan, expliquer aux Ivoiriens qui y sont que nos convictions ne divisent pas mais rassemblent les Ivoiriens quelques soient leurs origines.

Allez dire là-bas dans les 18 montagnes que LIDER propose de sortir de la société de méfiance pour entrer dans la société de confiance. Dites-le :

  • à Man,

  • à Bangolo,

  • à Biankouma,

  • à Danané,

  • à Zouan Hounien,

  • à Kouibly.

 

Allez là-bas dans le Fromager

  • à Gagnoa,

  • à Oumé, expliquer que notre seule chance de sortir du conflit est la démocratie libérale et l’économie de marché. Dites-leur que nous donnerons les titres fonciers sur les terres.

Allez parcourir les Lacs

  • à Yamoussoukro,

  • à Toumodi,

  • à Tiébissou,

  • à Didiévi et dites aux populations que l’emploi des jeunes n’est possible qu’en libéralisant nos économies et en rendant la terre aux paysans.

Venez ici dans les Lagunes et dites partout

  • à Abidjan,

  • à Dabou,

  • à Alépé,

  • à Grand-Lahou,

  • à Jacqueville,

  • à Tiassalé,

  • à Sikensi que le message est clair et que nos hommes politiques doivent être mieux surveillés et que nous devons leur demander des comptes.

 

Courez dans le Marahoué et dites aux peuples que vous y trouverez :

  • à Bouaflé,

  • à Sinfra,

  • à Zouénoula que c’est leur droit de demander des comptes au président de la République, aux ministres et aux députés

N’oubliez surtout pas d’aller chercher des militants dans le Moyen Cavally :

  • à Guiglo,

  • à Duékoué,

  • à Toulepleu,

  • à Bloléquin. Dites-leur que la guerre divise et que  nos  hommes politiques l’ont encouragée. Dites-leur que LIDER leur propose de nouvelles convictions qui rassemblent dans la justice et la liberté.

Liders présents à ce congrès, allez dire aux peuples du Moyen-Comoé ce que vous avez entendu ici aujourd’hui, à ce congrès de votre parti. Dites-le :

  • à Abengourou,

  • à Agnibilékrou,

  • à Béttié. Dites-leur que nous reformerons le système des retraites pour le rendre plus simple et meilleur.

Liders, allez dire aux peuples du N’Zi-Comoé vos convictions. Dites-le :

  • à Dimbokro,

  • à Bongouanou,

  • à Daoukro,

  • à M’Bahiakro,

  • à Bocanda,

  • à Prikro. Dites-leur que nous voulons en finir avec le franc Cfa dont nous demandons l’audit des comptes d’opérations.

Liders, allez dire aux peuples des Savanes la force de vos convictions. Dites-le :

  • à Korhogo,

  • à Boundiali,

  • à Ferké,

  • à Tingréla,

  • à Sinématiali,

  • à Ouangolo,

  • à Kouto. Dites-leur de ne pas avoir peur et qu’un système de formation moderne leur est proposé en lieu et place du repli identitaire.

Liders, arrêtez-vous dans le Sud-Bandama :

  • à Divo,

  • à Lakota et informez les peuples qui y sont de notre volonté farouche de rupture d’avec l’ordre ancien et le désordre actuel.

Liders,  arrêtez-vous dans le Sud-Comoé :

  • à Aboisso,

  • à Adiaké,

  • à Grand-Bassam,

  • à Tiapoum et racontez-leur notre idéal de paix et de liberté.

Liders, n’oubliez pas la Vallée du Bandama pour raconter notre rêve collectif. Racontez-le :

  • à Bouaké,

  • à Béoumi,

  • à Dabakala,

  • à Katiola,

  • à Sakassou,

  • à Botro ;

Liders, n’oubliez pas d’aller dans le Worodougou raconter notre rêve de bonheur et de prospérité pour la Côte d’Ivoire.

Liders, revenez-nous du Zanzan après y avoir semé la graine du nouvel espoir que nous offrons à la Côte d’Ivoire. Allez la semer :

  • à Bondoukou,

  • à  Bouna,

  • à Tanda,

  • à Nassian,

  • à Koun-Fao,

  • à Transua.

Liders, dites aux pays voisins de la Côte d’Ivoire, dites à l’UEMOA, dites à la CEDEAO, dites à l’UA que de nouvelles convictions sont nées en Côte d’Ivoire et qu’elles font la promotion de la coexistence pacifique, de l’intégration des peuples et non uniquement des Etats, de la liberté d’échange, de commerce, d’aller et de venir librement.

Liders, faites savoir à la France et à l’ONU nos rêves et nos convictions qui ne sont ni belliqueux et conflictuels. Dites-leur que nous voulons entrer dans la mondialisation et participer au commerce mondial librement. Que nous voulons en finir avec le protectionnisme infantilisant.

Dites au monde que nous voulons redevenir des hommes libres et que nous ne voulons plus vivre comme dans un zoo ou comme dans  la jungle.

Merci au Congrès d’avoir précisé ces convictions. Le travail peut maintenant continuer. Nous étions moins d’une dizaine de membres fondateurs le 14 juillet 2011. Ici, nous sommes plus de 2000 au premier congrès. Merci à tous pour votre engagement.

Merci au Président du Comité d’organisation du Congrès.

Merci à tous ceux qui ont accepté de consacrer de leur temps à ce comité d’organisation. Merci à tous pour l’ambiance agréable et conviviale qui aura entouré à vos travaux.

Merci à toutes les commissions techniques pour la qualité du travail fourni. Vous mettez à la disposition des Ivoiriens un instrument moderne pour faire de la politique. Vos idées sont neuves et fraiches. Vos convictions sont rafraîchissantes et chaleureuses. Votre engagement est sans faille.

La phase de la rupture commence maintenant et elle devrait venir à maturité au fur et à mesure que nous évoluerons dans la route de la Nation à construire. D’ores et déjà, nous nous sommes lancés à la conquête des cœurs des Ivoiriens. Ce ne sera pas chose simple, car nous arrivons dans un milieu qui a ses hommes et ses codes, avec les sages de 65 ans (PDCI-RDA), les pères de 20 ans (FPI), les frères de 17 ans (RDR). Nous sommes un jeune bébé de 4 mois. Tout petit, tout doux, mais nous sommes le bébé de l’espérance. Le bébé de l’espoir. Le bébé de la nouvelle alliance entre les peuples de Côte d’Ivoire.

Nous devons maintenant, avec ces convictions, être capables de construire notre Nation en toute responsabilité.

Un tas de briques ne fait pas une maison. Une Côte d’Ivoire rassemblée n’est pas encore une Nation. Maintenant il faut de l’amour, de la liberté, de la propriété privée des terres et des entreprises, de l’Etat de droit, de la démocratie pour construire cette Nation.

LIDER met ses convictions au service de la construction de cette Nation.

Cela fait un an que les élections présidentielles ont eu lieu. Mais depuis un an, la Côte d’Ivoire s’est arrêtée. LIDER propose de repartir.

La réconciliation pour LIDER passe par la reconnaissance par tous les camps de leurs torts. Car tous ont eu tort. Ensuite, chacun, individuellement doit être capable de dire :

  • J’ai mal fait à mon pays,

  • J’ai eu tort de le faire,

  • Je le regrette très sincèrement,

  • Si c’était à refaire, je ne le referais pas.

Si tous les camps sont capables de procéder ainsi, alors le processus de réconciliation peut commencer. Car si nous sommes dans l’impasse depuis cette crise post électorale, peut-on faire à la fois les élections et lancer les procédures judiciaires dans l’insécurité totale ? Non, sinon tout se passerait comme si nous voulions enfiler notre pantalon tout en courant.

LIDER propose une porte de sortie, qui commencerait par la reconnaissance par les parties concernées de leur responsabilité dans la crise ivoirienne.

Il ne s’agit pas de lancer à la face de la Nation un pardon en larmes, mais de dire que nous avons mal fait, et pourquoi nous avons mal fait, et de nous engager à ne pas le refaire si c’était à refaire.

Puis le reste suivra. Et alors, nous n’aurions pas besoin de justice de la Cour Pénale Internationale, qui elle-même pourrait être source d’injustice, si un seul des protagonistes était puni et l’autre non.

La communauté internationale, qui par la force de son feu, celle de sa diplomatie et de sa politique est arrivée, dit-elle, en soutien à la démocratie le 11 avril 2011, semble, depuis l’installation du Président Ouattara, donner l’image d’une Communauté de soutien non pas à la démocratie, mais à un homme. Sinon, comment pourrait-elle expliquer que chaque jour, l’on assiste à de multiples violations de la loi et de l’ordre ?

  • Alassane Ouattara a prêté serment de protéger et de respecter la constitution devant le peuple de Côte d’Ivoire en disant ceci : «Devant le peuple souverain de Côte d’Ivoire, je jure solennellement et sur l’honneur de respecter et de défendre fidèlement la Constitution, de protéger les Droits et Libertés des citoyens, de remplir consciencieusement les devoirs de ma charge dans l’intérêt supérieur de la Nation. Que le peuple me retire sa confiance et que je subisse la rigueur des lois, si je trahis mon serment». Nous étions le 6 mai 2011.

  • Il nomme tout seul et de façon illégale les membres du conseil constitutionnel. Le peuple de Côte d’Ivoire et la communauté internationale ne disent rien.

  • Il réorganise tout seul et de façon illégale la CEI. Le peuple de Côte d’Ivoire  et la communauté internationale ne disent rien.

  • Il dissout de façon  illégale l’Assemblée Nationale et suspend les activités, les salaires et les indemnités des députés et du personnel. Le peuple de Côte d’Ivoire  et la communauté internationale ne disent rien.

  • Il décide tout seul, sans aucune concertation avec la classe politique, de l’augmentation et de la répartition du nombre de députés à la future Assemblée Nationale, sans aucun critère objectif et dans l’arbitraire le plus total. Le peuple de Côte d’Ivoire  et la communauté internationale ne disent rien.

  • Il décide de l’organisation des élections législatives en refusant tout financement officiel aux partis politiques, mais en glissant des dessous de table aux candidats de sa coalition de façon discriminatoire. Le peuple de Côte d’Ivoire  et la communauté internationale ne disent rien.

Cette longue suite de violations de son serment dans le silence complet de la communauté internationale nous amène à penser que celle-ci est peut être là plus pour soutenir un homme que pour soutenir des principes de l’Etat de droit et la démocratie en Côte d’Ivoire.

A la communauté internationale, LIDER suggère de regarder d’un peu plus près les principes de la démocratie et de l’Etat de Droit, car dans la crise ivoirienne, les grands de ce monde auraient tort d’accabler les vaincus, puisque tous les camps ont participé aux exactions et autres violations graves des droits humains.

Il y a déjà assez de haines dans notre pays. Et la conviction des militants de LIDER, c’est que ce ne sont pas les personnes qui sont en cause, mais les institutions, qui permettent d’accorder d’un côté privilèges, subventions et promotions tandis que de l’autre, on accumule réglementations, prélèvements et condamnations.

Au gouvernement, LIDER demande de tout mettre en œuvre pour l’application de l’accord tripartite signé à Accra par le Haut Commissariat aux Réfugiés des Nations Unies et par les ministres des Affaires Etrangères de Côte d’Ivoire et du Ghana en présence des chefs d’Etat des deux pays le 06 octobre 2011. Cet accord qui porte sur le rapatriement volontaire des refugiés ivoiriens au Ghana devrait permettre, s’il était appliqué, un retour des refugiés dans la dignité et la sécurité. Mais pourquoi n’est-il donc pas mis en œuvre alors que de nombreuses personnes et familles s’impatientent de revenir ?

Le gouvernement s’est pourtant engagé à ne pas harceler, persécuter, intimider, discriminer, poursuivre ou punir les refugiés parce qu’ils auront fuit la Côte d’Ivoire.

Le gouvernement s’est engagé à amnistier et à être clément envers les refugiés qui volontairement accepteraient de revenir.

Pourquoi alors que le gouvernement s’est engagé à mettre la terre à la disposition des refugiés qui reviendraient, n’y a-t-il pas affluence ? Pourquoi ?

La réponse de LIDER est que les réfugiés ont peur et que les garanties ne sont pas suffisantes. Le gouvernement ivoirien s’est engagé à faire restituer les terres des personnes refugiées que se sont appropriées illégalement de nouveaux occupants. Tant que le gouvernement ne peut récupérer les terres des mains des nouveaux occupants, les précédents resteront en exil.

Sans confiance il n’y a pas de gouvernement démocratique. Et tout gouvernement qui gouverne sans confiance cultive la tyrannie.

Face à cette méfiance des camps, LIDER propose un engagement de confiance.

Nous devons prendre nos responsabilités pour éviter à notre pays de nouveaux épisodes de massacres de masses. Pour cela, il y a l’espérance LIDER qui promet la détribalisation du débat politique, la déréglementation, la défiscalisation et la privatisation pour rendre les Ivoiriens encore plus responsables de leur propre vie.

LIDER refuse la résignation. Nos convictions s’opposent à toute résignation.

Merci à tous nos invités qui ont fait le déplacement.

Que la Liberté et la Responsabilité soient avec vous !



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