Liberté et Démocratie pour la République
Un engagement responsable au service du progrès social


Environnement

Uploadé le 5, mai 2019 | by LIDER News

Koulibaly: « Il faut un président de la République qui ne soit pas aux ordres de la communauté internationale, pour un développement durable »

LIDER News | 5 mai 2019


Le Prof. Mamadou Koulibaly (LIDER) a pris part samedi 4 mai 2019 à une conférence-débat organisée par le réseau international des juristes africanistes (Rija) sous la houlette de sa présidente Amandine Ogoubi Akilotan, à la cour communautaire de justice et d’arbitrage de l’Ohada à Abidjan, sur le thème «Quels outils pour un leadership africain en matière de développement durable ?»

Dès l’entame de son propos, le candidat de LIDER à l’élection présidentielle d’octobre 2020 s’est attaqué aux tenants de l’ex rébellion qui ont saccagé les zones Cno : «Si l’Afrique veut avoir un leadership dans le développement durable, il faut punir le crime écologique. Ces forêts que nous avons plantées tout-petits, des gens sont allés les couper, ils se sont faits de l’argent avec et puis il n’y a rien eu. On a tous vu le braquage des banques centrales, mais ce qu’ils ont fait là-bas, c’est pire que de prendre l’argent: ils ont volé votre avenir, votre sécurité écologique, environnementale.»

Il a également dénoncé l’occupation des forêts classées, racontant à l’auditoire les conversations parfois ubuesques qu’il a eues avec certains occupants illégaux : «Vous ne devriez pas être ici, c’est une forêt classée qui appartient non seulement à tous les Ivoiriens d’aujourd’hui, mais également aux Ivoiriens de demain. Vous avez braqué ces forêts et en plus, vous demandez qu’on vous envoie un sous-préfet, un maire, un député, un hôpital, une école ?»

«Ces gens qui sont là-bas ont bien été installés par quelqu’un! Chaque année, on recrute des agents des eaux et forêts, et chaque année la destruction de la forêt augmente», a-t-il poursuivi, prenant la salle à témoin et appelant au sens de responsabilité de chacun : «Si nous voulons changer cela, nous devons changer d’attitude.»

Pour qui vous travaillez ?

«Est-ce que vous aimez votre pays, l’Afrique, la Côte d’Ivoire comme un plat de foutou, ou de placali : vous aimez, vous mangez, vous êtes rassasié, vous êtes content. Ou bien vous aimez votre pays, l’Afrique, la Côte d’Ivoire comme on aime son copain, sa femme, son papa, sa maman, de cet amour qu’on dessine avec le cœur ? Tout va dépendre de votre choix. Si c’est votre ventre qui guide votre choix, ça va donner les déchets toxiques, le riz avarié, les embouchures bouchées, les forêts et les côtes détruites. Si vous aimez avec le cœur, alors là, principe de responsabilité, sensibilisation, éducation, sanction, rigueur», a-t-il énoncé sous les applaudissements de la salle, plaidant également pour des législations et réglementations adaptées à nos problèmes spécifiques.

Le candidat à l’élection présidentielle de 2020 a présenté son plan pour une transmission intergénérationnelle de la richesse, au lieu de la transmission intergénérationnelle de la pauvreté actuelle. Il se base sur le principe que chaque fois qu’une ressource naturelle est bien surveillée par des particuliers, elle dure le plus longtemps possible, génération après génération. Les gens gèrent de façon responsable quand quelque chose leur appartient. Il faut donc donner la propriété privée de la terre, du sol et du sous-sol aux populations, communautés villageoises, familles, individus. Chaque fois que l’on rompt avec ce principe et que l’on donne la propriété des terres à l’Etat, celui-ci fait n’importe quoi, sans consulter les populations.

«A Azaguié, j’ai acheté 11 hectares de forêt. C’est une forêt privée. Je l’entretiens, je donne des subventions à des étudiants de l’institut de floristique de l’université qui y vont pour faire leurs thèses, leurs mémoires sur les animaux, les plantes, les arbres. Un jour, les gens des eaux et forêts sont venus pour mettre des croix sur des arbres en disant qu’ils sont grands et qu’ils veulent les abattre. Je leur ai dit : vous ne touchez à rien. Ce n’est pas à vous, c’est à moi, et c’est moi qui décide ce que je fais de ma forêt.»

Comment être, pour une fois, leader dans la protection de notre environnement ?

Mais Mamadou Koulibaly s’interroge : Les populations africaines sont-elles prêtes à changer leur perception et leur relation avec l’environnement pour avoir une vie meilleure aujourd’hui et garantir une transmission de la prospérité à leurs enfants ?

«Le développement durable ne tombera pas du ciel, c’est nous, populations, dirigeants, qui devons changer de comportement. Comment faire pour s’assurer que les gouvernants respectent les résolutions que vous prenez aujourd’hui. Pour punir le crime écologique, il faut faire des lois. Pour faire des lois, il faut que des députés courageux les votent, et un gouvernement audacieux, avec à sa tête un président qui envoie des bons projets de lois et n’appelle pas d’abord la communauté internationale pour savoir si les choses leur conviennent, mais qui dit : Ces lois sont bonnes pour les parents ici en Côte d’Ivoire. Les autres dehors vont devoir s’adapter. C’est pour cela que je propose le régime parlementaire si je suis élu en 2020.»

La conférence s’est achevée par des questions-réponses, une remise de prix aux lauréates du concours de la meilleure plaidoirie (Elodie Tengue et Déborah Soro), un cocktail avec les autres intervenants (Bintou Appia, Me Khaudjis-Offoumou, Prof. Gadji Abraham, Henri Guina) et les organisateurs du Rija, sans oublier la traditionnelle séance de selfies qui s’impose dans tous les déplacements du très populaire #MamKoul2020.

Tags: , , ,



Comments are closed.

Back to Top ↑
  • La mairie d'Azaguié

  • LIDER TV

  • Evénements

  • S’abonner à la Newsletter



  • Toi aussi deviens fan

  • Actualité sur twitter

  • Connexion

loading