Liberté et Démocratie pour la République
Un engagement responsable au service du progrès social


Les argumentaires

Lors des différentes rencontres avec les militants, des questions reviennent de manière régulière. Ce recueil de questions/réponses s’adresse donc aux militants pour leur permettre de trouver des réponses à leurs interrogations. Il s’adresse également aux activistes de LIDER, qui pourront y trouver des arguments pour convaincre de nouveaux militants.

LE POSITIONNEMENT DE LIDER DANS LE PAYSAGE POLITIQUE

Qu’espère LIDER d’une compétition électorale avec un chef d’Etat qui ne respecte aucune règle ?
Si, au cours de l’Histoire, à chaque difficulté, les gens avaient baissé les bras, il y aurait encore l’esclavage en Afrique, l’apartheid en Afrique du Sud, le monopartisme en Côte d’Ivoire etc. Notre compréhension de la chose politique et de notre devoir civique nous pousse à affronter les difficultés plutôt qu’à les fuir. Il est indéniable que Ouattara nous ramène plus de cinquante ans en arrière, mais il est tout aussi incontestable que nous avons la volonté, le courage et les idées nécessaires pour trouver les moyens de rendre au peuple sa souveraineté et sa liberté.
Si LIDER n’ose pas cette voie audacieuse, le chef de l’Etat sera encore plus libre de ne respecter aucune règle. Une autorité forte sans aucune contradiction serait dangereuse. Le rôle de LIDER, en tant que parti d’opposition, est de dénoncer sans cesse pour éveiller les populations de manière à former une société civile forte qui freinera les tentatives autocratiques de Ouattara. LIDER doit éveiller les consciences.

Qu’est-ce que différencie LIDER des autres partis ?
Jusqu’à présent, l’Etat était considéré comme le moteur du développement, seul capable de résoudre les problèmes, or le bilan est clairement désastreux depuis plus de 50 ans d’indépendance. LIDER ne souhaite pas faire un toilettage du système mais propose de totalement renverser la conception politique par une approche décentralisée du développement
Selon LIDER, l’Etat ne doit plus être l’acteur central qui dirige et planifie. Les politiques interventionnistes ont fait trop de morts. Il faut sortir de ce modèle urgemment. Pour cela, LIDER veut libérer les individus pour leur permettre de se prendre en charge en contribuant eux-mêmes au processus de développement. C’est un renversement de la conception même du développement, qui contribue à redonner sa dignité et sa richesse à l’Homme. LIDER fait confiance en la capacité des Ivoiriens et veut libérer leur talent en leur permettant de créer leur propre richesse.
Concrètement, pour libérer les populations, il faut en faire des propriétaires avec des titres de propriété en main ; il faut qu’une entreprise soit facile à créer et pas trop coûteuse ; il faut que l’impôt soit simple pour ne pas compliquer la vie des entreprises ; il faut que l’emprunt privé soit plus accessible dans le pays ; que la monnaie ne pénalise pas ceux qui exportent leurs produits, etc.
C’est cette politique qui différencie LIDER des autres partis mais, au-delà des idées, LIDER propose une nouvelle façon de faire la politique reposant sur l’intégrité, le rejet du divisionnisme, une haute idée du leadership et de la responsabilité. LIDER n’est pas au centre d’un engrenage vicié, mais à l’origine de la création d’un cercle vertueux.
Le parcours du président Koulibaly prouve que c’est possible. On dit souvent que les hommes sont corrompus en côtoyant le pouvoir, il a démontré qu’il était possible de faire exception à la règle et c’est un gage de confiance important pour les militants de LIDER.

LIDER est-il un parti de droite ou de gauche ?
Il est difficile de classer LIDER à droite ou à gauche. En fait, LIDER est un parti libéral qui propose le libéralisme comme politique pour conduire la Côte d’Ivoire sur la voie du progrès social. Certains classent les libéraux à droite, car ils n’auraient soi-disant pas de volet social dans leur programme. Pourtant, on constate partout dans le monde que les pays les plus avancés sur le plan des libertés sont les plus riches, ce sont ceux où la pauvreté a reculé et où le bonheur des habitants est le plus élevé. Cela montre que le libéralisme est profondément social. On peut donc dire simplement que LIDER est un parti libéral.

Quelle est la différence entre capitalisme et libéralisme ?
Le capitalisme et le libéralisme sont deux choses différentes, bien que parfois confondues.
Le capitalisme est une analyse critique d’un système où des multinationales exploiteraient les masses les plus défavorisées. Le terme capitalisme repose essentiellement sur un regard critique et ne représente donc pas un modèle politique en soi. C’est un regard critique et réducteur sur un système de société qui valorise l’argent. Critique d’ailleurs fortement contestable, quand on sait que l’argent crée l’investissement et l’emploi, l’épargne et l’emprunt, et que la richesse est à la base du progrès d’une société.
Le libéralisme, est lui un modèle politique qui implique la démocratie et l’état de Droit, puisque sans démocratie et état de Droit, il ne peut y avoir de création de richesse. Le libéralisme favorise donc l’expression des libertés individuelles sans que l’Etat ne vienne dire à l’individu ce qu’il doit faire. L’Etat est là pour garantir la propriété privée et la liberté d’entreprise des individus.

LIDER et le RHDP se revendiquent tous les deux du libéralisme. Pourquoi deux partis libéraux en Côte d’ivoire ?
Le libéralisme façon Ouattara n’a de libéral que le nom. Le libéralisme ne peut exister sans démocratie et état de Droit. On voit ce que Ouattara fait de l’état de Droit lorsqu’il dissout l’Assemblée nationale, gouverne par ordonnances et décrets, nomme au Conseil constitutionnel en dehors des règles imposées par la loi, on voit aussi l’insécurité, la justice des vainqueurs, les marchés octroyés à des amis en dehors de toutes les règles, etc. Ce n’est pas ça le libéralisme. LIDER est le seul parti qui porte des idées libérales en Côte d’Ivoire.

Certains soupçonnent Alassane Ouattara, qui se présente comme un libéral, de financer LIDER, un parti libéral.
On a parfois l’impression que le dire c’est le faire. S’affirmer libéral ne veux pas dire que vous l’êtes, il suffit de regarder le bilan politique de Wade au Sénégal, qui se dit libéral. C’est une enveloppe vide.
Force est de constater que Ouattara est très loin d’une politique libérale. Depuis le début de son mandat, l’état de Droit est bafoué, ce qui veut dire que l’investissement privé est extrêmement risqué dans le pays, voire impossible, la propriété est violée quotidiennement, le recours à l’aide publique se fait dans des proportions inquiétantes, les institutions sont giflées, la constitution piétinée. D’évidence, Ouattara et LIDER ne sont pas de la même famille politique. LIDER a une autre vision d’un état de Droit. Tentez de mettre une étiquette Mercedes sur un tas de ferraille, ça ne sera jamais une Mercedes, même si c’est écrit dessus. Si Ouattara était un libéral autrement que par l’étiquette, LIDER n’aurait aucune raison d’être.
Quant aux financements de LIDER par Ouattara, ça fait sourire car en principe on finance une opposition amorphe qui est là pour simuler une démocratie. LIDER n’est pas un parti amorphe, loin de là. LIDER est une vraie opposition qui dénonce, propose, veille, éveille !
LIDER n’est pas l’opposant idéal pour Ouattara. Nous avons d’ailleurs vu que nos efforts ne sont pas restés vains car, à force de dénoncer le non paiement des salaires des députés, représentants du peuple de Côte d’Ivoire, le pouvoir a dû céder et payer une partie des rémunérations, même s’il y aurait beaucoup de choses à dire sur les coupes effectuées arbitrairement dans ces salaires. L’avancée est certes imparfaite mais, si le président Koulibaly ne s’était pas insurgé publiquement, les députés seraient restés dans l’oubli. C’est cela le rôle d’une opposition dynamique. Notre action s’inscrit totalement dans la construction de la démocratie en Côte d’Ivoire et dans la préservation des intérêts des populations.

LA PEUR DU LIBERALISME

Est-ce qu’avec une politique libérale, la Côte d’Ivoire ne va pas tomber aux mains des multinationales ?
A ceux qui pensent que le libéralisme est injuste, car il favoriserait la domination des plus forts sur les plus faibles, la situation ivoirienne apporte concrètement un argument bien opposé car d’évidence, les monopoles des multinationales ne peuvent exister que dans un environnement politique autoritaire dans lequel l’Etat a un pouvoir arbitraire. Cela est bien lointain du libéralisme, qui favorise lui un secteur concurrentiel profitable au plus grand nombre et un Etat minimum qui limite son action à ses prérogatives premières : la justice et l’environnement sécuritaire pour tous. LIDER prône la concurrence par le respect des règles du marché.

Les marchés libres conduisent à des monopoles.
C’est faux. Les monopoles apparaissent lorsque l’Etat privilégie une entreprise (eau, électricité, chemins de fer etc.) et empêche les concurrents d’entrer sur le marché. Dans un marché libre, aucune entreprise ne peut être à long terme en situation de monopole, puisque tôt ou tard, les concurrents seront attirés par la potentialité d’offrir les mêmes prestations à des prix beaucoup plus compétitifs.

Dans un marché libre, les grands groupes et multinationales détruisent les petites entreprises.
La taille d’une entreprise ne la protège pas de la concurrence. Souvent même, les petites entreprises peuvent supplanter les grosses par leur capacité d’innovation ou un meilleur service Clients. Ce n’est que lorsque les grandes sociétés sont protégées par intervention de l’Etat, la réglementation ou les subventions qu’elles ont un avantage concurrentiel sur les petites entreprises.

Le libéralisme est injuste, il exclut tout volet social et laisse les pauvres sur la touche.
Il n’existe pas de société parfaite dans laquelle l’inégalité n’existerait pas. Il y aura toujours des plus riches que d’autres et une tranche de personnes pauvres. Cela existe également dans les pays qui appliquent des politiques dites sociales et surtout dans les pays communistes. On doit même aller plus loin, car on constate que la liberté créant la richesse, les pays les plus libres voient le niveau de pauvreté de leurs populations baisser c’est-à-dire que l’inégalité y est moins grande dans la mesure où les plus pauvres sont moins pauvres que dans les autres pays.
Il y a actuellement des injustices sociales importantes en Côte d’Ivoire qui pourtant n’a jamais connu le libéralisme. Par exemple, le paysan n’est pas propriétaire de sa terre. La politique de LIDER va lui permettre d’avoir un titre de propriété qui fera de lui un entrepreneur agricole et non plus un serf comme à l’époque du moyen âge en France. Cette politique est non seulement fortement sociale, mais elle redonne la dignité à l’individu.

LIDER souhaite s’attaquer au problème du franc CFA, est-ce que ça ne risque pas de créer une nouvelle guerre de la France contre la Côte d’Ivoire et donc un nouveau cercle de violence ?
On voit que depuis plus de 50 ans d’indépendance, la Côte d’Ivoire n’avance pas et que les vrais problèmes ne sont pas abordés pour ne pas déplaire aux autorités françaises.
Laurent Gbagbo ne s’est pas attaqué au franc Cfa, au contraire, il le défendait dans son dernier livre, et pourtant il a dû essuyer les bombes françaises. Son porte-rôle le décrivait récemment comme le plus pro-français de tous les présidents ivoiriens et pourtant il a eu la guerre.
S’attaquer au franc Cfa ne veut pas dire que l’on n’aime pas la France. Le franc Cfa repose sur un accord entre les pays de la zone franc et la France. L’une des parties a le droit de dénoncer un accord si elle juge qu’il n’est plus adapté à la politique de son pays. Il faut avant tout faire un audit crédible qui servira de base à de grands cabinets d’avocats américains et européens. C’est simplement un problème de droit international.
La décision de rompre avec le Cfa ou de modifier une part des accords signés ne doit pas reposer sur l’émotion. Il faut un audit crédible de cette monnaie et un processus juridique adapté.

Le libéralisme est responsable de tous les maux de l’Afrique. Pourquoi persister dans cette voie ?
Effectivement, certains analystes affirment que les politiques libérales seraient en partie, responsables du malheur de l’Afrique. Ils partent du constat de l’échec des plans d’ajustement structurel émanant de politiques dites néo libérales qui ont été appliquées sur le continent par le Fonds Monétaire International (Fmi) et la Banque Mondiale (Bm). Ils disent ensuite que c’est cette politique libérale qui a créé le retard du continent. Leurs affirmations ne sont pas fondées du tout car les politiques décrites n’étaient pas libérales, bien au contraire, puisqu’elles s’accompagnaient d’un interventionnisme fort et d’un encadrement de l’économie par l’Etat.
La vague des privatisations des années 90 ne peut pas être associée au libéralisme, puisque les cessions se sont faites hors marché, sans appel d’offre et ont débouché sur des monopoles protégés. Le monopole est l’inverse du libéralisme. Le libéralisme c’est l’ouverture et la concurrence. Donc dire que ces échecs sont dus au libéralisme est totalement faux car l’Afrique, et essentiellement l’Afrique francophone, n’a jamais connu le libéralisme.
La forte progression de plusieurs pays du Sud-Est asiatique ces vingt dernières années est un exemple intéressant. Alors qu’ils disposaient de moins de richesses naturelles que l’Afrique, leur progression a reposé sur l’application de politiques libérales.

LE PROGRAMME POLITIQUE DE LIDER

Qu’est-ce que LIDER propose sur le droit de propriété privée ?
LIDER propose que l’Etat restitue la terre aux propriétaires initiaux. En Côte d’Ivoire, autrefois, la terre était répartie selon le droit coutumier. Le colon français, à son arrivée, a pris possession des terres et a exproprié les populations qui en étaient les premiers occupants. Il a exploité le sol et le sous-sol pendant plusieurs siècles jusqu’à son départ dans les années 60. À l’indépendance du pays, la terre a été directement cédée par le colon à l’Etat de Côte d’Ivoire qui, au lieu de la redonner aux successeurs des propriétaires initiaux, l’a gardée déclarant comme principe nouveau que la terre appartenait désormais à l’Etat pour ensuite dire que la terre appartenait à celui qui la mettrait en valeur, créant ainsi la confusion totale qui est source de violence et de conflits entre les Ivoiriens.
LIDER propose de rendre leurs terres aux propriétaires initiaux, en tenant compte des titres de propriété légalement acquis et des ventes et achats réguliers dans l’intervalle.
Pour cela, LIDER propose de préciser le cadastre dans les brousses, de délimiter les départements et, à l’intérieur du département, les sous-préfectures et dans la sous-préfecture, les villages, et dans les villages, les propriétés familiales, afin de délivrer des titres de propriété. La terre aura ainsi une valeur et pourra être louée, commercialisée ou transmise à la descendance.

L’Etat limité va nous conduire au chaos.
«L’Etat doit régler ça» : Depuis de longues décennies, c’est la solution miracle à tous les problèmes dans l’esprit des hommes politiques et de trop nombreux citoyens, qui acceptent inconditionnellement cette assertion pourtant totalement erronée. A LIDER, nous sommes au contraire d’avis que les gens sont capables de décider eux-mêmes de leur vie et que les problèmes doivent être résolus au niveau où ils se produisent – localement. C’est le principe de l’autonomie locale réelle et de la subsidiarité.

Parmi les propositions de LIDER, on trouve la poursuite du processus de décentralisation. Comment ça va se faire concrètement ?
Actuellement la décentralisation n’existe que sur papier au sens où on a donné des compétences aux communes et aux départements mais aucun financement autonome n’a été mis à leur disposition pour assumer ces missions. Ces communes et départements dépendent donc du bon vouloir de l’Etat pour leurs financements. Ceci limite fortement leur action. Peut-on même parler de décentralisation ?
LIDER propose que les communes et départements aient des financements propres à travers par exemple une taxe sur le foncier urbain et une taxe professionnelle. Cette autonomie est à l’avantage des populations car les communes meilleures gestionnaires qui auront des taxes moins importantes, seront plus attractives pour les entreprises qui souhaitent s’installer. Il y aura donc une compétition à l’avantage du citoyen et du marché de l’emploi.
LIDER souhaite également que les sommes collectées par les collectivités locales puissent être immédiatement disponibles localement. Aujourd’hui le système est complexe puisque lorsqu’une commune collecte l’impôt foncier urbain, elle doit le transférer au Trésor Public en totalité alors qu’une part avoisinant 30 % lui revient. L’Etat encaisse donc les 100% et rétrocède à la période qu’il veut, au rythme qu’il veut, la part de la collectivité locale. Cela rend difficile et aléatoire la mise en place de projets.
Selon LIDER, le principe de subsidiarité impose que la commune garde ses 30% avant le transfert les 70% restants vers les comptes de l’Etat.

Que propose LIDER contre le chômage?
Le fort taux de chômage est le résultat de la mauvaise gestion et de l’interventionnisme du gouvernement. Les impôts élevés et la réglementation touffue découragent beaucoup d’entrepreneurs. Si la fiscalité est allégée, que les impôts baissent de façon notable et que le cadre réglementaire et procédural est sensiblement simplifié, le chômage involontaire disparaitra. Le secteur privé pourvoyeur d’emplois sera dynamisé, parce que les gens, qui disposeront de plus d’argent dans leurs poches, pourront plus facilement créer des entreprises. Par ailleurs, si le taux de chômage baisse, le pouvoir de négociation des travailleurs augmente. Des salaires plus élevés et de meilleures conditions de travail peuvent alors être négociés.

Comment comprendre la position de LIDER face aux étrangers alors que le président Koulibaly a toujours lutté contre l’ingérence extérieure ?
Le président Koulibaly a toujours considéré qu’il ne faut pas avoir peur des étrangers et qu’ils sont plutôt une richesse pour un pays. On constate que le poids des étrangers est un faux problème. D’ailleurs, les pays les plus fermés, les plus autarciques sont aussi les moins riches. A l’inverse, l’histoire montre que les pays les plus ouverts aux étrangers sont aussi ceux qui connaissent le moins de conflits. Un pays comme la Côte d’Ivoire, financé par l’étranger à travers l’aide publique au développement et les ventes de ses matières premières sur les marchés internationaux, peut difficilement justifier une fermeture face à l’étranger.
LIDER considère que les hommes et les femmes qui immigrent en Côte d’Ivoire le font parce qu’ils y trouvent des moyens d’enrichissement personnel. Cet enrichissement ne peut appauvrir la Côte d’Ivoire, il doit au contraire l’enrichir par la mise en œuvre d’une politique appropriée.
Par contre, le président Koulibaly continuera à lutter contre l’ingérence extérieure en ce qui concerne les entreprises en situation monopolistique et protégée, mais également en ce qui concerne l’outil monétaire, les bases militaires ou encore l’ingérence dans les conflits et dans les affaires du pays en général.
Il y a une différence entre celui qui vous domine et celui qui partage la richesse. La ligne de pensée du président Koulibaly n’a jamais changé sur le sujet. La richesse grandit dans le partage et l’échange, pas dans la domination.

Tout cela est peine perdue, vous n’y arriverez jamais!
Nous avons une bonne vision des problèmes et écueils, une forte capacité d’anticipation et des propositions novatrices et courageuses soutenues par la volonté inébranlable d’un changement sociétal profond pour la Côte d’Ivoire. LIDER est sur la pente ascendante, le nombre de nos militants est en constante augmentation et nous réunissons les citoyens qui n’ont pas peur de regarder la réalité en face, de dire la vérité et qui ont l’audace de se tourner résolument vers l’avenir. Chaque personne qui nous soutient nous rapproche un peu plus du but : une vie de liberté et de prospérité.
Qui garantit que LIDER ou ses hommes politiques ne trahiront pas leurs idéaux?
Notre programme est clair et logique, contrairement aux programmes des autres partis –quand ils en ont un – et place la liberté de l’individu comme objectif principal. Puisque nous voulons rendre le pouvoir aux populations, nous réduirons progressivement le pouvoir de l’État, et donc notre pouvoir, au cas où nous devenions un parti de gouvernement. L’expérience des siècles passés nous a appris que l’hyper pouvoir, l’hyper étatisme et l’hyper présidentialisme ne résolvent pas les problèmes, mais les occasionnent plutôt.

LIDER ET LE FPI

Pourquoi avoir quitté le Fpi seulement maintenant et pas plus tôt, alors que vos désaccords avec vos anciens camarades étaient notoires?
On peut être en désaccord sur certains dossiers, même des dossiers de fond, mais avoir une mission commune dans un contexte où il a fallu affronter une rébellion et une échéance électorale.
Après le terrible choc que nous avons vécu ces derniers mois, il aurait fallu immédiatement restructurer le parti réduit à néant. Les cadres du Fpi refusant tout changement en l’absence des prisonniers, la situation est devenue intenable car n’oublions pas que le Fpi est aujourd’hui un parti d’opposition, et que le rôle de l’opposition est de dénoncer les débordements du nouveau pouvoir. Pour assumer cette mission, il faut des partis d’opposition dynamiques et forts. Le Fpi en l’état ne peut pas jouer ce rôle, car il refuse d’avancer. Le statu quo est leur mot d’ordre. Si Ouattara hyper-président gouverne sans personne en face, cela condamne les Ivoiriens à un régime autocratique. LIDER a été créé, pour jouer de manière responsable cette mission de contrôle essentielle dans une démocratie, pour agir dans l’intérêt des populations. Nous n’avions pas le droit d’attendre.

Pourquoi ne pas avoir quitté le Fpi plus tôt alors que la décision d’aller aux élections était dangereuse pour les Ivoiriens ?
Avant les élections, le navire était en marche et quitter le Fpi à ce moment n’aurait rien apporté car toutes les formations politiques s’étaient entendues pour avancer en terrain miné. Rester sur le navire permettait au moins d’être là pour tenter de l’orienter. Par contre maintenant, la situation est bien différente, le navire Fpi est dans la bourrasque, sur une mer déchaînée mais refuse de mettre en marche les moteurs tant que le capitaine n’est pas libéré. Il n’y a d’autre choix que de le quitter pour ne pas couler tous ensemble en laissant un paysage politique proche du parti unique.

Le fait de quitter le Fpi au moment où le Président Gbagbo est en prison ne peut-il pas être assimilé à une trahison envers ce dernier?
Il y a quelques mois, c’était Gbagbo lui-même que l’on qualifiait de traitre envers le Fpi au moment où il s’est lancé dans Lmp.
Il faut remettre les choses à leur place, nous n’étions pas au Fpi pour servir ou idolâtrer Laurent Gbagbo ou par fidélité envers lui ou son clan, mais pour défendre des idéaux et un programme communs qui devaient aboutir à l’amélioration du cadre de vie de tous les Ivoiriens, la rupture du pacte colonial et la construction d’une Nation forte et unie. Nous n’avons jamais dévié de cette ligne.
La question fondamentale est qui a été trahi par qui? Nous luttions pour la Côte d’Ivoire et nous n’avons jamais trahi la Côte d’Ivoire. La création de LIDER répond, entre autres, au besoin de créer un cadre de lutte efficace et non corrompu.
LIDER a conscience de l’urgence de la situation et attendre une hypothétique libération de Gbagbo pour agir serait une trahison envers les Ivoiriens.

Est-ce que LIDER va œuvrer à la libération de Laurent Gbagbo ?
Un parti politique n’a pas vocation à libérer des prisonniers, c’est le rôle de la justice et donc des avocats de Laurent Gbabgo. LIDER dénoncera de son côté la justice des vainqueurs et la vengeance justicière, s’il s’avère que le processus de réconciliation cible les accusations autour du seul clan des perdants. Les crimes perpétués par la rébellion depuis 2002 ne doivent pas être occultés (meurtres, viols, vols dont ceux des Bceao de Bouaké et de Man, crimes économiques, racket, possession illégale d’armes, etc.)


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