Liberté et Démocratie pour la République
Un engagement responsable au service du progrès social


Les idées reçues

  1. Le clivage Droite – Gauche est une grille de compréhension pertinente de la politique en Afrique

En Afrique, on a coutume de parler, comme dans les pays occidentaux, de clivages politiques Droite-Gauche. Il y a des hommes et des femmes qui se disent de Gauche ou de Droite alors que sur notre continent, ce clivage ne représente rien de décisif du point de vue des libertés, et donc du développement de nos pays.

C’est un artifice qui enferme les élites et les populations dans une illusion car, en pratique, les différents gouvernements, qu’ils se prétendent de Droite ou de Gauche, appliquent une politique identique, à savoir un modèle dirigiste dans lequel l’Etat contrôle tout, décide de tout, pour tout le monde et est propriétaire de tout. L’Etat est accaparé par ceux qui le gèrent et le considèrent comme leur propre patrimoine.

Les partis qui se disent de Droite comme ceux qui se disent de Gauche ont la même conception de l’Etat, qui est celle d’une manne qu’il faut gérer et partager alors qu’ils devraient s’atteler à construire des Nations et à les conduire vers la prospérité et le progrès social.

Ainsi, les élites se battent à mort pour le contrôle de l’Etat, dans l’unique dessein de se partager cette manne, alors même que cette institution n’arrive pas à assumer ses missions régaliennes.

Ceci explique qu’après plus de 50 ans d’indépendance, le continent reste à la traîne par rapport au reste du monde.

LIDER entend dépasser les clivages traditionnels du paysage politique ivoirien pour remettre les libertés politiques, économiques et sociales de la personne humaine au centre des préoccupations et des actions du citoyen et de l’Etat, tout en faisant de l’intérêt effectif pour ces libertés la seule vraie ligne de partage idéologique entre les différents pôles politiques.

Il y a ceux qui considèrent que la liberté consiste à faire ce qu’ils veulent de la vie, du travail et du patrimoine des autres, en toute irresponsabilité, et il y a LIDER, qui considère que la liberté est le droit inaliénable pour chacun de faire ce qu’il veut de sa vie, de son travail et de son patrimoine en toute responsabilité, en inscrivant leur action dans les rouages de l’Etat de droit.

Dans le premier cas de figure, il s’agit de tyrannie et c’est malheureusement le modèle qu’appliquent uniformément la plupart des partis politiques au pouvoir en Afrique qu’ils se revendiquent de Droite ou de Gauche. Dans le second cas, il s’agit de liberté. LIDER s’opposera à toute forme de tyrannie incompatible avec la liberté.

  1. Aucun groupe politique ne peut gouverner tout seul un pays

Lorsqu’une équipe politique arrive au pouvoir en Afrique, la coutume est de partager les postes décisifs entre les différentes familles politiques pour éviter les mécontentements postélectoraux. C’est une imposture à l’égard des populations qui se sont déplacées aux urnes pour faire un choix qui au final se retrouve totalement dilué.

Le propre de la démocratie est d’autoriser le vainqueur d’une élection à gouverner seul. Il n’appartient pas à l’opposant d’intégrer l’équipe gouvernante. Sa mission est de se positionner comme contre-pouvoir face au gouvernement pour veiller aux dérives éventuelles. Les gouvernements dits d’union et d’unité nationale sont de nature à tuer les fondements de la démocratie, les libertés, l’opposition et la logique de la République.

Le rôle des partis politiques d’opposition est d’exercer un contre-pouvoir. La concurrence est en effet le meilleur mode de contrôle social. Si l’on élimine ce contrôle et si les libertés individuelles ne sont pas respectées, la démocratie prend les allures d’une dictature légitime et le pillage y devient légal. Sans opposition, la démocratie n’existe pas.

C’est pourquoi LIDER rejette les gouvernements d’union, ne croit pas en l’efficacité des gouvernements d’unité nationale et refuse la logique égoïste du partage de la manne étatique. LIDER croit que la démocratie doit être intégrale, sinon elle n’est pas.

  1. Le retard de l’Afrique est lié à des politiques libérales

Selon nombre d’analystes, les politiques libérales seraient en partie, responsables du malheur de l’Afrique. Ils appuient leurs propos sur l’échec des plans d’ajustement structurel émanant de politiques dites néo libérales qui ont été appliquées sur le continent par le Fonds Monétaire International (FMI) et la Banque Mondiale (BM). Ces politiques étaient pourtant loin d’être libérales et étaient plutôt d’inspiration keynésienne, au sens où elles prônaient l’interventionnisme, la social-démocratie et l’encadrement de l’économie par l’Etat. Elles ont naturellement débouché sur le protectionnisme d’intérêts inavouables.

La vague des privatisations des années 90 ne peut être associée au libéralisme, puisque les concessions se sont faites hors marché, sans appel d’offre et ont débouché sur des monopoles protégés. Ces échecs ont abusivement entaché le libéralisme d’une connotation négative, puisque dans les faits, l’Afrique et essentiellement l’Afrique francophone n’a jamais connu le libéralisme. Dire le contraire est une imposture intellectuelle reposant sur une communication travestie.

La fulgurante montée en puissance de plusieurs pays du Sud-Est asiatique ces vingt dernières années est un exemple édifiant. Alors qu’ils étaient moins bien dotés en richesses naturelles que l’Afrique, leur progression a reposé sur l’application de politiques libérales.

  1. La géométrie tribaliste peut promouvoir la démocratie

Par souci «d’ouverture politique», il est de coutume, en Côte d’Ivoire, de répartir les postes d’Etat par ethnie, selon un quota arbitraire, sous prétexte de satisfaire tous les groupes tribaux, et toutes les régions du pays.

Tant de ministres du Nord, tant du Sud, de l’Ouest, etc. L’on sacrifie ainsi la compétence, la complicité des équipes de travail et l’efficacité des personnes concernées. Cette forme de géopolitique n’est ni nécessaire, ni suffisante et encore moins saine dans une démocratie. Récompenser un groupe sur une base ethnique, exclut toute considération de compétence et dilue la responsabilité.

Lorsque le représentant de l’un des groupes perd un jour sa fonction ou son poste, une crise politique grave s’installe car son ethnie entière se sent frustrée. Sachant que 65 à 100 groupes ethniques peuplent la Côte d’Ivoire, l’insatisfaction est permanente car tous les groupes ne peuvent accéder en même temps au pouvoir.

Chez ceux qui se sentent exclus, la démotivation, les frustrations et la jalousie deviennent le terreau de la haine et des conflits. Le tribalisme ne peut donc être combattu par cet artifice géopolitique restrictif porteur de grands dangers pour la cohésion nationale.

De même, lorsque le soi-disant représentant d’une tribu est mis en cause à tort ou à raison, son groupe entier est indexé, alors même que les groupes ethniques ne peuvent être tenus pour responsables des succès ou des échecs de leurs membres individuels.

  1. Les étrangers sont une menace pour notre pays

Les Ivoiriens ne doivent pas avoir peur des étrangers. Contrairement à l’entendement général, les étrangers ne sont pas un problème mais une richesse pour le pays. Les économies les plus autarciques et les plus fermées sont aussi les moins riches et les moins prospères. A l’inverse, l’histoire montre que les pays les plus ouverts aux étrangers sont aussi ceux qui connaissent le moins de conflits. Un pays comme la Côte d’Ivoire, financé par l’étranger à travers l’aide publique au développement et les ventes de ses matières premières sur les marchés internationaux, peut difficilement justifier une fermeture face à l’étranger. La Côte d’Ivoire doit s’ouvrir et ne doit pas avoir peur de sa propre histoire, ne doit pas avoir peur de l’autre. Il est foncièrement faux de soutenir que l’étranger est une menace pour notre pays.

Les hommes et les femmes qui immigrent en Côte d’Ivoire le font parce qu’ils y trouvent des moyens d’enrichissement personnel. Cet enrichissement ne peut appauvrir la Côte d’Ivoire, il doit au contraire l’enrichir par la mise en œuvre d’une politique appropriée. La responsabilité des Ivoiriens est de créer un cadre de vie qui permette à tous de s’épanouir dans le respect des règles fondamentales de la République que sont la Démocratie et la Liberté.

Lire notre Positionnement politique


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