Liberté et Démocratie pour la République
Un engagement responsable au service du progrès social


Nos propositions

LIDER place la liberté de choix au centre de la prospérité et du développement économique, valorise les libertés individuelles dans le développement de la Côte d’Ivoire et renforce les arguments en faveur de la défense de l’économie de marché, de la propriété privée, de la souveraineté, de la bonne monnaie et de la politique budgétaire adaptée au développement et à des relations internationales pacifiques. La jeunesse et le monde rural, de même que la famille, sont au cœur des préoccupations de LIDER. Cela signifie que LIDER positionne bien l’Etat dans des fonctions essentielles pour la bonne maîtrise de la construction de la Nation.

  1. LIDER pour un Etat maitrisé

Plus de cinq décennies après les indépendances, l’État africain reste au cœur des débats intellectuels et politiques concernant le présent et l’avenir du continent. Les raisons de cette préoccupation résultent des crises multiples qui les conduisent à s’embourber, se renouveler, éclater et tomber en faillite.

L’État africain bat le record du plus grand nombre d’épithètes jamais employées. Il a été qualifié de «surdéveloppé», «prébendier» «patrimonial/néo-patrimonial», «rentier», «népotiste», «vacillant», «kleptocrate», «sultaniste», «convivial», «Léviathan boiteux», «bantoustan international», «fantôme», «criminel», «omnipotent mais jamais omniprésent», «bananier ou cacaoyer». Tous ces qualificatifs synthétisent l’incompétence des Etats africains à relever le défi des indépendances. Les nations africaines dominent d’ailleurs nettement la liste des Etats les plus défaillants dans le monde.

LIDER prône l’Etat maitrisé, c’est-à-dire un Etat dont l’action se limite à ses fonctions essentielles et souveraines, à savoir la sécurité du pays et une justice équitable. LIDER veut mettre les Institutions au cœur de tout processus de réformes. Le développement, c’est de la création de valeur, et ceci ne peut se faire sans cadres juridique et institutionnel favorables à l’investissement privé. LIDER fait confiance en la capacité des Ivoiriens et veut libérer leur talent en leur permettant de créer leur propre richesse.

LIDER a une approche décentralisée du développement. Jusqu’à présent, l’Etat était considéré comme le moteur du développement, seul capable de résoudre les problèmes, or le bilan est désastreux. Pour changer le résultat, l’approche doit être changée. LIDER veut libérer les individus pour leur permettre de se prendre en charge en contribuant eux-mêmes au processus de développement. C’est un renversement de la conception même du développement, qui contribue à redonner sa dignité et sa richesse à l’Homme.

Dans ce contexte, LIDER s’engage à réaliser des budgets réalistes et à lutter contre les inégalités de traitement des citoyens face à l’impôt et aux prélèvements obligatoires. L’impôt proportionnel remplacera progressivement l’impôt progressif en application des principes de la flat tax.

Après toutes les expériences désastreuses des régimes présidentiels en Afrique et tirant les leçons de la longue crise ivoirienne, LIDER propose une révision constitutionnelle mettant fin au régime présidentiel actuel pour introduire un régime parlementaire. Selon ce régime, une seule élection permet de désigner les députés au scrutin majoritaire à un seul tour. Le parti ayant la majorité au parlement désigne son représentant qui devient président de la République ou premier ministre selon l’appellation qui lui est donnée dans la Constitution. Ce représentant forme son gouvernement qui a l’obligation de rendre des comptes, en temps réel, au Parlement. Le régime parlementaire éloigne des frustrations tribalistes et régionalistes et assure un meilleur contrôle des hommes politiques par les contribuables.

LIDER s’engage également à poursuivre le processus de décentralisation en octroyant aux communes et départements des financements qui leur permettront d’exercer effectivement leurs compétences. LIDER souhaite sortir la décentralisation de la fiction.

  1. LIDER et le monde rural

  1. La propriété privée du sol

Aucun développement durable n’a jamais eu lieu sans une responsabilisation des populations par la propriété. Sans droit de propriété, on peut certes progresser, inventer, mais seul un petit groupe de personnes en tire profit pendant que l’immense majorité de la population continue à manquer de tout.

En Côte d’Ivoire, alors que la terre était jadis répartie selon le droit coutumier, le colon français, à son arrivée, a pris possession des terres, expropriant de fait les populations qui en étaient les premiers occupants. Il a exploité le sol et le sous-sol pendant plusieurs siècles jusqu’à son départ dans les années 60. À l’indépendance du pays, la terre a été directement cédée par le colon à l’Etat de Côte d’Ivoire qui, au lieu de la redonner aux successeurs des propriétaires initiaux, l’a gardée déclarant comme principe nouveau que la terre appartenait désormais à l’Etat pour ensuite dire que la terre appartenait à celui qui la mettrait en valeur, créant ainsi la confusion totale. Que de conflits n’a-t-on pas vu naître à cause de ce double standard ?

LIDER propose de reconnaitre ce circuit d’usurpation et de restituer aux propriétaires initiaux leurs terres, en tenant compte des titres de propriété légalement acquis et des achats et ventes ayant eu régulièrement lieu dans l’intervalle.

La terre de Côte d’Ivoire est un capital qui dort. Il faut la réveiller et lui donner la possibilité d’avoir une valeur d’échange sur un marché libre. Il a été souvent reproché à la Côte d’Ivoire de ne pas avoir d’entreprises et d’entrepreneurs. Or, le pays foisonne de paysans individuels ayant des terres qu’ils travaillent, et qui produisent des biens que l’Etat s’empresse de collecter et de commercialiser. C’est une forme de servage qui n’a que trop duré.

Pour mettre un terme à cela, LIDER propose de préciser le cadastre dans les brousses, de délimiter les départements et, à l’intérieur du département, les sous-préfectures et dans la sous-préfecture, les villages, et dans les villages, les propriétés familiales, afin de délivrer des titres de propriété. La terre aura ainsi une valeur et pourra être louée, commercialisée ou transmise à la descendance.

A partir de là, les banques auront la possibilité de fournir de nouveaux produits financiers capables de financer l’agriculteur, la production agricole, et non uniquement la commercialisation des produits agricoles comme cela est le cas en général actuellement.

Les agriculteurs, entrepreneurs agricoles, sont étouffés par des pratiques et des législations qui devraient pourtant leur permettre de s’épanouir en faisant fructifier leurs terres. L’innovation culturale est ainsi freinée, l’archaïsme des méthodes culturales est en déphasage avec le monde moderne et les rendements le sont en conséquence. L’agriculture est un grand secteur privé dépourvu de liberté et de droit de propriété, donc de moyens de sa promotion. Les paysans, ces acteurs privés, sont donc vulnérables, et se retrouvent à la merci de n’importe quel prédateur. Pour LIDER, s’attaquer au foncier rural en définissant un droit de la propriété privée sans ambigüité, c’est aussi lutter efficacement contre l’insécurité alimentaire et la pauvreté en milieu rural.

Pour libérer l’agriculteur, LIDER place le droit de propriété au cœur de son programme et propose d’en faire le fondement de son action.

  1. La commercialisation des produits de rente

La précision des droits de propriété sur les terres sera doublée d’une réorganisation du système de commercialisation des produits agricoles de rente comme le café et le cacao. Après avoir essayé les caisses de stabilisation qui ont donné les résultats que nous connaissons, LIDER propose de libérer le marché du cacao.

La production doit s’organiser autour d’exploitants agricoles propriétaires de leurs terres. La filière sera ainsi composée de nombreux agents privés qui prendront une part active à la commercialisation. Les interventions publiques directes sur la commercialisation domestique et internationale seront limitées à la supervision, au contrôle de la qualité et aux prélèvements fiscaux, mais les prix seront déterminés par le marché mondial du cacao au grand bénéfice des producteurs, qui pourront alors recevoir une part plus élevée de ce prix. Mais, sans droit de propriété privée sur l’agriculture du café et du cacao, de nombreuses distorsions rendront inefficaces les solutions du marché libre.

  1. LIDER et la jeunesse

  1. L’éducation

Le système éducatif en Côte d’Ivoire est en crise depuis des décennies. Chaque année, de nombreux enfants sont abandonnés par le système ou ne peuvent y avoir accès. Le résultat est que les élites africaines sont mal formées et se retrouvent à diriger des peuples encore moins bien formés auprès desquels l’obscurantisme devient un système de gouvernement. « Au pays des aveugles, les borgnes sont rois ».

Dans un monde où la compétition s’amplifie entre les économies, les populations les moins éduquées sont marginalisées et soumises aux risques de l’autoritarisme.

LIDER estime que chaque enfant en Côte d’Ivoire doit bénéficier d’une éducation de qualité de la maternelle jusqu’aux plus hauts niveaux de l’enseignement supérieur.

Le système éducatif doit tenir compte des rêves des familles de voir leurs progénitures jouir d’une meilleure formation et d’une meilleure vie.

LIDER propose une école de qualité capable de participer à la compétition au plan international. Pour cela, les reformes passeront par une plus grande liberté pour les structures d’enseignement privées et une meilleure gestion des ressources humaines et matérielles mises à la disposition de l’éducation publique. LIDER propose également d’établir dès l’école primaire un pont entre le milieu éducatif et le monde de l’entreprise, de manière à changer la mentalité de la jeunesse et à susciter en elle l’envie d’entreprendre pour sortir de la logique du fonctionnariat étatique. Cette intégration doit permettre aux jeunes diplômés de répondre aux besoins des entreprises locales et de s’insérer plus facilement dans le monde du travail, faisant ainsi reculer le taux de chômage.

La formation continue doit progresser pour permettre au monde du travail d’avoir toujours à disposition du personnel qualifié adapté à un environnement concurrentiel en constante évolution. LIDER souhaite promouvoir l’excellence, le mérite et la responsabilité au sein de la jeunesse.

Selon LIDER, l’enseignement ne doit plus être un moyen de domination des élites sur les populations, mais un outil de développement personnel et d’épanouissement à la disposition de tous.

  1. L’emploi

L’esprit d’entreprise est ce qui caractérise les économies qui connaissent la croissance et qui voient leurs populations prospérer grâce à un recul du taux de chômage. Cet esprit est intimement lié aux principes des libertés individuelles et des droits inaliénables de l’homme dans la recherche de son bonheur et de sa dignité, qui sont eux-mêmes fondés sur la liberté et la responsabilité. Travailler librement, jouir librement du fruit de son travail donne un sens à sa vie.

En Côte d’Ivoire, l’esprit d’entreprise n’a pas toujours reçu l’attention voulue et nécessaire à sa promotion. L’idéal social n’est pas l’entrepreneur, c’est le fonctionnaire d’Etat. Le modèle de réussite sociale n’est pas l’entrepreneur, c’est le responsable politique. La production de richesses ne reviendrait pas à l’entreprise privée mais à l’Etat. La réglementation, loin de susciter et de promouvoir l’entreprise, est conçue pour freiner son action. Toutes ces idées et ces pratiques découragent l’entreprenariat et poussent tout le monde dans l’escarcelle de la fonction publique, sinon de la politique, en vue du partage de la manne constituée des richesses de l’Etat. Il suffit de voir la ruée des agents politiques vers les sociétés d’Etat pour s’en convaincre.

L’entreprise privée, et non l’Etat, doit devenir la principale pourvoyeuse d’emplois. A cet effet, LIDER propose de dynamiser l’entreprise en améliorant son cadre institutionnel à travers des solutions qui visent à faciliter les procédures de création et à en alléger les coûts. Il est important de soutenir l’entreprise privée fragile dans les deux premières années qui suivent sa création. A cet effet, LIDER propose de s’attaquer à la fiscalité. Aujourd’hui, les entreprises sont freinées par des relations complexes avec l’administration. Le système fiscal actuel compliqué, multipliant les taxes, incite les jeunes structures à se réfugier dans le secteur informel. On constate que les baisses du taux d’imposition n’améliorent rien. Il existe pourtant de bons systèmes fiscaux qui assurent le progrès de l’esprit d’entreprise. LIDER propose un taux d’imposition unique proportionnel et non progressif, applicable à tous, qui est simple pour les entreprises et plus rentable pour l’Etat, sachant que le contribuable n’a plus à fuir la complexité d’un système fiscal alambiqué.

Partout dans le monde, la pauvreté recule lorsque la liberté économique augmente. Les populations doivent être libérées du poids de leur Etat pour entreprendre. L’enrichissement personnel ne doit plus être l’exclusivité des élites politiques, pour lesquelles il apparaît d’ailleurs bien souvent illicite.

LIDER propose de créer un cadre institutionnel permettant de rétablir les possibilités de concurrence dans le monde des affaires, car c’est la compétition qui est à la base du dynamisme et de la performance pour le bien-être des populations.

  1. LIDER et le financement de l’économie

  1. Le surendettement

Lorsque la Côte d’Ivoire fait appel à l’aide publique au développement, il ne s’agit pas de dons, comme pourraient le laisser entendre les communiqués qui sanctionnent les conseils des ministres. Il s’agit en général d’emprunts assortis d’un taux d’intérêt d’autant plus élevé que le pays n’inspire pas confiance aux prêteurs.

La dette en Côte d’Ivoire est un véritable fléau. Elle remonte essentiellement aux années 70, 80 et 90. C’est au cours de ces trois décennies qu’elle a connu une évolution fulgurante. Alors que la dette commençait à reculer au cours des dix dernières années, la coalition gouvernementale actuelle, depuis sa prise de pouvoir, puise l’essentiel de ses financements dans cette aide publique internationale, compromettant ainsi l’avenir des générations futures. Chaque ivoirien reçoit en versements nets par an environ 9 dollars d’aide publique au développement soit environ 4.500 francs CFA. Mais à l’inverse, il faut noter que chaque enfant ivoirien a déjà près de 350.000 franc CFA de dette à rembourser dès sa naissance, et cette somme va augmenter dans les années à venir si nous ne faisons rien pour changer la tendance.

LIDER propose de sortir de ce cercle vicieux, car l’aide mine l’Etat de droit, empêche l’établissement d’institutions efficaces, favorise la corruption et les comportements de recherche de rentes. L’aumône demandée et reçue place le pays, et par extension les populations, dans un sentiment de soumission qui plombe l’esprit d’initiative et la responsabilité. De plus, l’aide trouve ses limites dans son fonctionnement essentiellement basé sur l’étatisation et le dirigisme politique. Elle met gravement en péril l’épargne des générations futures.

LIDER propose de changer radicalement de voie et de trouver la source de ses financements en favorisant le secteur privé grâce à un cadre institutionnel adapté à la création individuelle de richesse et à la coopération sociale contractuelle libre.

L’économie de marché et la propriété privée des moyens de production sont les meilleures formules d’enrichissement des pays et des individus. Pour s’enrichir, il faut épargner et réintégrer cette épargne dans le processus de production sous la forme d’innovations et d’inventions. Le développement d’un pays n’est possible que lorsque les populations sont mises dans les conditions qui les rendent aptes à s’enrichir.

LIDER propose de créer ce cadre. Le monde est vaste, il suffit de vouloir s’y intégrer, de façon libre et responsable, par le biais du commerce et non de l’aide publique. Chaque jour, la mondialisation crée des milliers d’opportunités dont il serait dommage de ne pas tirer profit.

  1. La monnaie

Le franc CFA repose sur un accord signé entre la France et les pays de la zone franc à laquelle appartient la Côte d’Ivoire. Les principes de la coopération monétaire ont été énoncés dès les années 1960, dans le cadre du pacte colonial qui confie la gestion du franc CFA à des banques centrales communes africaines (BCEAO et BEAC). Ce sont les autorités françaises, à travers leur Trésor public, qui gèrent réellement la monnaie. Ces principes perpétuent, malgré la mondialisation, des relations paternalistes et infantilisantes dans les pays africains signataires. Cet environnement fermé et rigide est contraire à l’ouverture, au libre échange et à la souveraineté du pays que prône LIDER.

L’argument de la stabilité et de la libre convertibilité de la monnaie prétendument assurées par l’Etat français conduit les pays africains membres de la zone franc à accepter de déposer plus de la moitié de leurs avoirs extérieurs nets sur un compte d’opérations ouvert auprès du Trésor public français par leurs banques centrales, alors que techniquement, il est loin d’être prouvé que les pays de la zone ont de meilleures performances économiques que les pays en dehors de la zone, bien au contraire.

L’existence de ce système n’a pas non plus conduit à un système bancaire et financier efficace. Cet environnement décourage l’initiative privée. Nous devons améliorer les performances du système bancaire en faisant confiance aux marchés monétaire et financier mondiaux et en déréglementant les dispositions de la zone. LIDER s’engage à lutter contre le protectionnisme de ces accords léonins.

Egalement, le taux de change fixe entre l’euro et le franc CFA est préjudiciable aux entreprises locales, car l’euro étant une monnaie forte, les industriels ivoiriens se retrouvent dans des conditions monétaires identiques à celles des entreprises de pays à monnaie forte, ce qui les rend difficilement compétitifs sur le marché international, le tissu industriel local en Côte d’Ivoire n’étant pas à la hauteur. Dans un monde de plus en plus flexible, la rigidité du taux de change de la monnaie est inappropriée au développement. LIDER propose d’évoluer vers des parités fixées par les marchés.

LIDER s’engage à proposer aux autorités politiques et monétaires de l’UEMOA des discussions approfondies pour moderniser l’outil monétaire, dynamiser le processus de bancarisation des économies de l’Union. Le système financier doit pouvoir faire face à l’investissement risqué nécessaire à l’efficacité économique. Au cœur de l’action de LIDER, la monnaie sera un outil de stimulation du système financier. Elle ne doit plus être enfermée dans des carcans anachroniques.

  1. LIDER et la famille

La société de liberté suppose des personnes libres. La famille est le lieu où se forme cette personne libre, où l’espace privé est expérimenté et où les valeurs se transmettent. La liberté, qui naturellement est assortie de responsabilités, exige un cadre qui trouve ses fondements dans la morale et l’éducation qui seront véhiculées au sein de la cellule familiale.

LIDER propose de promouvoir la sensibilisation des parents mais également le milieu scolaire, pour réorienter les familles dans leur rôle éducatif et favoriser ainsi l’émergence de personnes plus responsables mais également moins accablées par le manque de confiance qui freine la créativité, l’esprit d’entreprise et au-delà, le positionnement de l’individu dans son pays et dans le monde.

La liberté ne veut pas dire que tous les excès sont permis et que tout est possible. Le respect de l’autre doit être enseigné dans les familles. L’éthique, la morale – avant même le cadre juridique – sont les fondements sur lesquels va pouvoir se construire un individu libre, capable de s’intégrer dans un Etat de Droit.

Pour être forte, une famille doit être équilibrée et la femme a un rôle prépondérant dans l’édification de cette harmonie. Renforcer et équilibrer le rôle de la femme dans la famille, promouvoir son emploi pour qu’elle prenne toute sa place au sein de la famille moderne qu’exige un Etat moderne, seront des points saillants de la politique de LIDER.

  1. LIDER et la santé des populations

Les populations ivoiriennes et africaines en général, du fait de la pauvreté, sont les plus mal soignées au monde. La mortalité maternelle et infantile y est très élevée et les systèmes de santé sont essentiellement définis par des politiques publiques.

Il existe certes un secteur privé des soins de santé mais sa réglementation conduit de nombreux médecins au chômage alors que, paradoxalement, de nombreuses personnes sont dans l’incapacité d’accéder aux soins. LIDER, dans la perspective de la protection de la santé des individus, des familles et des groupes, souhaite proposer des solutions libérales en matière de santé et d’hygiène en milieu rural comme en milieu urbain défavorisé.

Pour cela, LIDER propose de développer des facilités en matière d’accès aux soins de santé et aux médicaments, d’installation des médecins et des cliniques privées et en matière de facturation des soins de santé qui soient plus flexibles et plus adaptées à la situation de précarité des populations.

Un travail de sensibilisation à la liberté d’entreprise doit être réalisé auprès des médecins, infirmiers et sages-femmes pour que les populations accèdent plus facilement aux soins. A cet effet, le système de formation des professionnels de la santé doit être réformé afin que ces métiers soient mieux perçus comme pouvant conduire à des professions libérales et non uniquement à des postes au sein de la fonction publique.

Compte tenu de l’échec du système actuel, qui propulse les déshérités dans un sentiment d’insécurité, l’assurance privée en matière de santé entre dans les solutions de LIDER à coté de l’assurance sociale pour les plus vulnérables de nos compatriotes, car c’est un système plus flexible et plus sûr qui ne coûte pas plus cher au citoyen, mais qui lui assure un niveau de soin plus élevé. La réforme de la santé se fera en liaison avec celle de la retraite et de l’épargne.

  1. LIDER et la retraite

La durée de vie s’allongeant, les personnes retraitées sont de plus en plus nombreuses en Côte d’Ivoire, même si les populations restent encore majoritairement jeunes. Dans un tel contexte, le problème du paiement des retraites mérite une réflexion particulière.

Actuellement, le paiement des retraites est assuré par un système de répartition c’est-à-dire que ce sont les jeunes actifs qui paient à partir de leurs salaires pour les vieux qui sont à la retraite. C’est l’Etat qui redistribue ensuite ces prélèvements aux retraités. Ce système est dangereux car le vieillissement de la population d’une part et le chômage des jeunes de l’autre, menace de le faire exploser. De plus, si l’Etat est en difficulté financière à cause de la dette et de la mauvaise gouvernance, les retraités se retrouveront dans la précarité, alors qu’ils auront cotisé toute leur vie.

LIDER veut sortir la retraite de la précarité. Il existe un système de retraite dit par capitalisation. En clair, chacun épargne pendant sa vie active pour payer sa propre retraite. LIDER propose donc la mise en place de produits financiers y compris d’un compte épargne retraite individuel, ou d’une assurance retraite personnelle destinés à se substituer progressivement au système actuel de la répartition. L’épargne que chacun fera pendant sa période active prendra de la valeur et permettra également aux opérateurs économiques d’obtenir des emprunts sur ces fonds. Ce type de financement de la retraite permet à l’épargne d’augmenter et d’être disponible pour l’investissement. La gestion de la retraite, celle de l’épargne et de la santé vont ensemble et sont donc également des moyens de redynamiser l’économie.

En offrant la possibilité à ceux qui le souhaitent de se constituer un compte d’épargne retraite individuel en substitution progressive à la répartition en cours, la transition d’un système à l’autre se fera naturellement. Le libre choix laissé aux assurés évite d’imposer un changement brutal et rend la migration financièrement réalisable.

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