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Uploadé le 19, mars 2017 | by LIDER News

Portrait de Lider: Jean-Charles Wognin, maïeuticien et membre de la coordination Seine et Marne

Alerte Infos | 07 février 2017


A 25 ans, Jean-Charles Wognin, maïeuticien, compte, à travers l’association humanitaire qu’il a créée en 2016, réduire la mortalité maternelle et infantile dans son pays, la Côte d’Ivoire, et en Afrique.

Devenir maïeuticien (homme exerçant le métier de sage-femme), Jean-Charles ne l’avait au départ pas envisagé, lui, qui rêvait d’être cardiologue. Seulement voilà, ce métier vers lequel il s’oriente sur les conseils de sa mère, il va l’adorer.

Jean-Charles naît le 29 mai 1991 au centre hospitalier universitaire (Chu) de Treichville (une commune au Sud d’Abidjan) d’un père alors entrepreneur dans le bâtiment et d’une mère étudiante en droit.

Il a deux ans quand ses parents se séparent. Il vit alors chez son père, où il est le cadet de cinq enfants. Du côté de sa mère, qui a refait sa vie, il est l’aîné de cinq frères et sœurs.

Jean-Charles, choyé par sa famille, a une enfance heureuse, marquée cependant par un drame, le décès de son père dont il est très proche, des suites d’une infection cérébrale. Il a alors 12 ans.

Ce décès qui est un «coup dur» pour lui, il le «digère assez bien», car il ne manque pas d’amour. Sa grand-mère maternelle (sa mère ayant repris sa garde) l’élève comme son fils, lui qui est son premier petit-fils, mais qu’elle a toujours choyé comme s’il était son dernier fils !

Une enfance heureuse mais aussi, une scolarité brillante. A deux ans, il entre en maternelle. A neuf ans, il obtient son certificat d’études primaires élémentaires (Cepe) et à 16 ans, son bac S (scientifique).

Il s’en sort si bien dans les études qu’à 12 ans, il exerce son premier job, celui de prof particulier pendant les vacances. Son élève (12 ans aussi) qui n’avait pas la moyenne générale obtient finalement son Cepe avec mention.

Après le bac, Jean-Charles compte aller poursuivre ses études en France, où est installée sa mère, mais perd toute une année à attendre le visa. Entre temps, il s’est inscrit à l’université d’Abobo-Adjamé (Abidjan Nord) «plus en spectateur qu’autre chose.»

Le 28 avril 2008, il débarque enfin en France.

Toutefois, sa première année en fac de médecine à Montpellier se solde par un échec. «Le premier grand échec» de sa vie, au concours de médecine, en 2009. Cette année-là, «au fond du trou et dans cette détresse, (il) crie à Dieu et rencontre la personne de Jésus-Christ».

En 2010, il passe de nouveau le concours et «transforme l’essai», classé 300e sur 1.800 étudiants.  Son classement ne lui permet pas de devenir cardiologue comme souhaité au départ, mais il a le choix entre l’odontologie, la maïeutique, la podologie et la biologie.

Sur les conseils de sa mère, il opte pour la maïeutique et aime la discipline «dès les premiers instants». Le «racisme et les harcèlements» dont il est victimes sur les lieux de stage et dans les salles de naissance ne l’empêchent pas de réaliser qu’il est bien «là où (il) doit être».

En juin 2014, il est diplômé d’Etat de maïeutique de la faculté de médecine de Montpellier et depuis septembre de la même année, maïeuticien titulaire à l’Hôpital privé d’Athis-Mons (ville située en Île-de-France, à environ 20 km de Paris).

De sa jeune carrière de maïeuticien, il garde un souvenir marquant, celui d’une réanimation néonatale, le 25 décembre 2015. Le bébé qui avait inhalé du liquide amniotique avec des particules de ses selles et fait une détresse respiratoire sévère, a pu être sauvé après avoir subi un massage cardiaque, une intubation et un transfert en soins intensifs.

C’est le 27 octobre 2012 (en 4e année de fac) que Jean-Charles, qui avait toujours demandé à Dieu de rencontrer sa femme pendant ses années d’études, fait la connaissance de Romina Jäggi (suissesse), à un arrêt de bus. Le 14 mai 2016, il l’épouse.

Cinq mois plus tard, le 29 octobre 2016, il crée le Réseau Ivoire Pro Santé (Rips), pour lutter contre la mortalité maternelle et infantile en Afrique.

A travers le Rips, il entend être «un acteur concret» sur le terrain de la réduction de la mortalité maternelle et infantile. Il souhaite ainsi apporter sa contribution au développement de la Côte d’Ivoire et l’Afrique.

A moyen terme, il envisage pour le Rips la conclusion de conventions avec des structures sanitaires pour former le personnel et effectuer des dons (un projet du genre est en cours avec l’hôpital de Grand-Bassam), et l’organisation d’un colloque national sur la mortalité maternelle et infantile en Afrique.

A long terme, il compte œuvrer pour que le réseau ait des représentations opérationnelles dans plusieurs pays africains, et faire construire des écoles de sages-femmes en Afrique.

Hermann Zouzou, son ami d’enfance et témoin de mariage, n’en doute pas un seul instant: «Jean-Charles a le potentiel et le courage qu’il faut pour réaliser de grandes choses à travers le Rips».

*Titre de la rédaction

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