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Uploadé le 27, juillet 2018 | by LIDER News

Questions au porte-parole du gouvernement: A propos des pompiers et de l’incendie de Bassam

LIDER News | 27 juillet 2018


Cette semaine, en raison de la 7e édition du traité d’amitié et de coopération ivoiro-burkinabé (Tac) qui s’est tenue à Yamoussoukro du 25 au 27 juillet, il n’y a pas eu de conseil des ministres. Cependant, tôt dans la matinée du mercredi, un drame est survenu à Grand-Bassam, qui a coûté la vie à 9 personnes, dont une grand-mère, Brigitte Anomel, son fils bachelier Alexandre, ses 6 petits-enfants (âgés de 2 à 5 ans) venus passer leurs vacances chez leur mamie, et leur nounou, tous morts dans l’incendie qui a embrasé la maison dans laquelle ils dormaient au quartier Mockeyville.

C’est vers 3 heures du matin que des voisins, incommodés par l’intense fumée qui a manqué de les étouffer, ont alerté les agents du service de la protection civile de la ville de Bassam pour signaler l’incendie. Ceux-ci leur indiquant qu’ils n’étaient pas prêts à agir par faute de moyens et d’équipement adaptés, les voisins ont pris sur eux d’alerter le Gspm à Abidjan, qui ne se sont pas pressés, eux aussi, d’intervenir. Arrivés sur les lieux à 6 heures 20 du matin, ils n’ont pu que découvrir les corps;

Face au choc provoqué par cette tragédie et aux diverses assertions faites sur les réseaux sociaux quant aux raisons de l’arrivée tardive des pompiers, le Groupement des sapeurs pompiers militaires (Gspm) a produit une déclaration qui affirme d’une part que c’est un autre service public que le Gspm qui est en charge, depuis des années, de la défense de la ville de Bassam, et d’autre part que ce n’est qu’à 5h40 qu’il a été alerté, pour une mise en route à 6 heures du matin.

Il serait indiqué que le gouvernement réponde aux questions suivantes:

  • Le service indexé par le Gspm, dont la tutelle est le ministère de la défense, est l’office national de la protection civile, qui a, à partir de 2015, intégré dans ses rangs près de 1.500 ex combattants Fafn et Frci, et qui est placé sous la tutelle du ministère de l’intérieur. Quelles sont les explications du ministre de la sécurité et de l’intérieur quant à la non intervention des pompiers civils de Bassam, alertés dès 3 heures du matin par les voisins de la famille? De quels moyens et de quelles compétences disposent les pompiers civils de Bassam? Pourquoi les pompiers de Bassam, prévenus à 3 heures du matin, ont-ils attendus 5h40 pour saisir le Gspm? Que s’est-il passé entre ces deux administrations pendant ces 2h40 minutes? Y a-t-il un dysfonctionnement préjudiciable à la vie et à la sécurité des populations entre le ministère de la défense et celui de l’intérieur? Quelle est la chaîne de responsabilité? Quelles sanctions ont été prises? A l’endroit de qui?
  • Les pompiers du Gspm, saisis par les voisins, puis par les pompiers de Bassam à 5h40, ne se sont, quant à eux, mis en route qu’à 6h, soit 20 minutes plus tard. Dans leur déclaration, ils expliquent leur réticence à agir par le fait qu’ils ont été par le passé caillassés lors d’une intervention à Bassam, ce qui a endommagé la commande de la pompe et les raccords d’un de leurs engins qui est encore inutilisable à ce jour.  Ils arguent également qu’au vu de la distance entre Bassam et Abidjan, ils ont d’abord préféré recouper les informations. Cela signifie-t-il que le Gspm garde rancune aux populations de Bassam à cause de l’incident de 2017? Quels recoupements étaient encore nécessaires vu que c’est l’office de protection civile de Bassam (service public) qui les a informés? Comment se fait-il qu’un engin caillassé en 2017 ne soit pas encore réparé en juillet 2018, alors que le budget de la défense est en hausse? La distance entre Bassam et Abidjan est-elle plus grande que celle qui sépare l’Indénié de Bingerville? Qu’en serait-il si des sinistres de ce type devaient se produire à Bonoua, Aboisso ou Adiake? 
  • Le feu a repris dans la même maison, pour la seconde fois, le lendemain de la tragédie, soit le jeudi 26 juillet 2018. Là encore, ce sont les populations laissées à elles-mêmes qui se sont occupées d’éteindre l’incendie. Quelle est l’origine de l’incendie? Quelle est l’origine des deux reprises du feu après le passage des pompiers supposés avoir maîtrisé l’incendie? Quelles dispositions ont été prises pour sécuriser le voisinage? Quels services d’aide psychologique ont-ils été apportés à la famille et aux voisins traumatisés?

C’est le lieu de rappeler que LIDER, dans son projet de société, prévoit de:

  • déplacer du personnel au sein de l’armée pour renforcer le service des sapeurs pompiers militaires;
  • dissoudre le service de protection civile et confier le commandement unique pour la protection des populations aux sapeurs pompiers militaires;
  • investir dans l’équipement et la formation des sapeurs pompiers pour des interventions en hauteur dans des immeubles, lors de chutes de véhicules et de personnes dans l’eau, ainsi que lors des inondations, des incendies, des feux de brousse etc.

LIDER présente ses sincères condoléances aux parents et proches des victimes et prie pour le repos des défunts et la consolation des familles si durement éprouvées.

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